TALAVERA ET WALCHEREN.
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qu’elle parvînt à se faire obéir par les uns et par les autres,et que les meilleurs plans pussent réussir, exécutés sous la di-rection d’une autorité aussi faible et aussi contestée.
Quoique les forces françaises fussent immenses en quantitéet en qualité, la résistance devenait tousles jours plus sérieuse.Nulle part les Espagnols n’avaient tenu en ligne. A Espinosa,à Tudela, à Burgos, à Molins-del-Rey, à Uclès, ils s’étaient en-fuis en jetant leurs armes. Les Anglais eux-mêmes, trouperégulière et solide, entraînés dans la commune défaite, avaientété obligés d’abandonner en toute hâte le sol de l’Espagne etde chercher un refuge sur leurs vaisseaux. Mais ni les unsni les autres n’étaient abattus par la suite des revers qu’ilsavaient essuyés. Les Espagnols, dans leur fol orgueil, étaientincapables d’apprécier ce que valait l’armée française et leurignorance les sauvait du découragement. S’enfuyant presque sansse battre, ils souffraient peu, car il n’y a que les défaites fortement
leurs maisons, mais j’ai ordonné à l'administration des domaines que je viensde créer, de prendre possession de tous les autres biens (hors ceux de dixcondamnés). M. de Fréville s’est permis d’envoyer de nuit enlever lesclefs des maisons séquestrées par moi, il a donné l’ordre aux intendants desémigrés de ne point obéir à mes agents; c’est aujourd’hui la fable de la ville.Je viens de faire donner l’ordre à M. de Fréville, qui me parait fou, de re-mettre les clefs des maisons à l’administration des domaines. S’il s’obstineà me désobéir je lui ferai donner l’ordre de se rendre en France, et le rem-placerai parM.Treillard, auditeur. — M. de Fréville est malade, sans doute.Il ne reconnaît pas mon autorité ; il a des correspondances directes avecV. M., et, à l’entendre, il est ici son représentant. V. M. observera que jen’ai pas touché aux maisons et aux biens de dix condaminnés.
»Je prie V. M. de faire rappeler M. de Fréville de Madrid; son séjour ici,d’après la scène qui vient de se passer, me serait plus nuisible que tous lesefforts de l’Infantado et de Cuesta...
»J’ai des remerciments à faire à V. M. pour l’intention qu’elle manifestede lever le séquestre qui avait été mis sur les sept millions de l’emprunt deHollande. Jamais gouvernement n’en eut plus besoin que le mien. Je neveux pas m’appesantir sur des détails qui ne pourraient qu’affliger V. M.;mais enfin il suffit que V. M. sache qu’elle ne saurait assez tôt lever les ob-stacles qui m’empêchent de toucher les 7 millions de Hollande, et les 2 ou 3des laines de Bayonne.
»De V. M., sire, le dévoué servitenr et frère,
Fév. 1809.
Dispositionsimoralesdes Espagnolsaprès la courtecampagne queKapoléon avaitfaite chez eux.
La nouvelle de laguerre d’Autricheréveille toutes lesespe'rances ettoutes les fureursdes Espagnols.
» Joseph.«