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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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mais qui, pour leur laisser libre la route de Vigo, avait priscelle d’Orense, était resté sur la frontière du Portugal, lelong du Minho, entre les Portugais exaltés par leur récentedélivrance, et les Espagnols de la Galice, les plus opiniâtresde tous les insurgés de la Péninsule. Il maintenait ainsi aunord un dangereux foyer d’excitation. Enfin partout où lesarmées françaises n’étaient pas, la junte levait publiquementdes soldats; et là où elles étaient, des bandes de coureurs, secachant dans les montagnes et les défilés, attendaient nosconvois de blessés, de malades ou de munitions, pour égor-ger les uns et enlever les autres. Dans les Asturies le géné-ral Ballesteros osait se montrer à quelques lieues du généralBonnet. Dans l’Aragon le terrible exemple de Saragosse n’a-vait agi que sur la malheureuse ville, témoin et victime dusiège. Dans la Catalogne les batailles de Cardedeu, de Mo-lins-del-Rey, n’avaient agi que sur l’armée du général Vivès,et les miquelets arrêtaient nos troupes à tous les passages,ou les troublaient dans les sièges d’Hostalrich, de Girone, deTarragone qu’elles devaient exécuter l’un après l’autre. Bienqu’il n’y eût que deux mois d’écoulés depuis que les géné-raux de Napoléon, conduits par lui, avaient recouvré dansune dizaine de batailles la moitié de l’Espagne, et tout conquisdes Pyrénées au Tage, la nouvelle de la guerre d’Autriche,propagée, commentée en cent façons, avait ranimé toutes lesespérances, réveillé toutes les fureurs, et fait succéder à uneterreur momentanée une excitation presque aussi grandequ’après Baylen. On croyait que Napoléon, obligé de quitter l’Es-pagne de sa personne, serait bientôt obligé d’en retirer ses meil-leures troupes, et qu’on viendrait facilement à bout des autres.

Les Anglais de leur côté, battus en compagnie des Espagnols,avaient également repris confiance, se flattant eux aussi que laguerre d’Autriche, exigeant le rappel de nos vieilles bandes,leur permettrait de recouvrer le terrain perdu pendant lesdeux mois de la présence de Napoléon au delà des Pyrénées.

FeV. 1809.

Zèle des Anglaisà continuer laguerre d’après ladernière rupturede l’Autricheavec la France.