TALAVERA ET WALCHEREN.
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dégager. Des troupes anglaises qui avaient enlevé le Portu- f<*v. iao9.gai au général Junot, et qui recrutées plus tard avaient con-tribué à l'expédition du général Moore en Castille, il étaitresté une partie aux environs de Lisbonne, entre Alcobaza etLeiria, sous les ordres du général Cradock. On s’était hâté Nouvelle armée
confiée à sir Ar-
de les renforcer avec des détachements tirés de Gibraltar et thur Weiiesiej
pour la déli-
d’Angleterre; on voulait les renforcer encore, et en faire une vrauc ? d “ Porarmée capable de disputer le Portugal au maréchal Soult.
Sir Arthur Wellesley, qui avait été le véritable libérateur duPortugal, purgé depuis de tout reproche relativement à laconvention de Cintra, par le tribunal chargé de juger lesauteurs de cette convention, pouvait maintenant - être employésans difficulté. Sa jeune renommée, son habileté incontes-table le désignaient comme le chef naturel de la nouvelle ex-pédition. Il se faisait fort, disait-il, avec 30 mille Anglais,
30 mille Portugais, et une quarantaine de mille hommes demilice portugaise, ce qui devait coûter environ 70 ou 80 mil-lions par an au Trésor britannique, d’occuper cent mille en-nemis au moins, de conserver le Portugal, et le Portugal con-servé, de rendre éternellement précaire la situation desFrançais en Espagne. Ayant jugé avec un rare bon sens lesévénements des deux dernières campagnes, il avait aperçutout de suite comment les Anglais devaient se comporter dansla Péninsule, et malgré l’avis de ceux que l’expédition deMoore avait profondément effrayés, il affirmait qu’on pour-rait toujours se rembarquer à temps, en sacrifiant tout auplus son matériel; il allait môme jusqu’à désigner d’une ma-nière presque prophétique une position dans laquelle, appuyésur la mer et couvert de retranchements, il serait assuré detenir plusieurs années contre les armées victorieuses de laFrance. La confiance qu’inspirait ce général, d’un espritdroit et ferme, avait vaincu la répugnance de son gouverne-ment à risquer de nouvelles armées dans l’intérieur de laPéninsule, le plan surtout consistant à ne s’éloigner du Por-TOM. xi. 2