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[Vol. 6.]
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T 4L AVER \ ET WALCHEREN.

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à abattre. Malgré les instances de l’état-major de Madrid, et f«jv. 1809 .malgré le zèle dont le maréchal Soult était lui-même animé,l’armée du Portugal ne put pas avant un mois, c’est-à-direavant la mi-février, être prête à marcher. Cette armée,composée des divisions Merle, Mermet, Delaborde et Ileude-let, tirées les unes de l’ancien corps du maréchal Bessières,les autres de l’ancien corps du général Junot, de la cavalerielégère de Franceschi, des dragons Lorge et Lahoussaye, neput pas fournir plus de 26 mille hommes présents sous lesarmes, bien qu’on eût compté sur trente et quelques mille.

Les fatigues, les combats, les détachements, avaient réduità ce chiffre l’elfectif nominal qui était de quarante et quel-ques mille hommes. Tout étant prêt, le maréchal Soult par-tit de Vigo le 15 février. Son projet était de franchir le Minho,qui forme en cet endroit la frontière du Portugal, d’en forcerle passage un peu au-dessous de Tuy, très-près par consé-quent de l’embouchure de ce fleuve dans l’Océan, et de s’a-vancer, par la grande roule du littoral, de Braga à Oporlo.

(Voir la carte n° 43.) Mais des obstacles insurmontables em-pêchèrent cette marche, qui, d’après la nature des lieux,était la plus simple et la plus indiquée.

Les Portugais, partageant l’aversion des Espagnols pour les Exaltation pa -

.. . . triotiquedesPor

français, singulièrement encourages d’ailleurs par 1 expulsion tugais, et leur

* projetde résister

de Junot, s’étaient tous insurgés, sous l’influence de leurs à outrance aux

' ° 7 Français.

nobles et de leurs prêtres. Ils avaient barricadé les villageset les villes, obstrué les défilés, et paraissaient résolus à sedéfendre jusqu’à la dernière extrémité. Partout on entendaitle tocsin, et on voyait accourir sur les routes des bandesde peuple, menées par des prêtres qui avaient le crucifix àla main, et par des seigneurs qui brandissaient de vieillesépées depuis long-temps suspendues aux murs de leurs châ-teaux. Les Portugais, s’attendant à l’arrivée des Français,avaient eu soin de recueillir tous les bateaux du Minho, etde les amener sur la rive gauche qu’ils occupaient. Notre

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