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LIVRE XXXVI.
Fdv. 1809. cavalerie légère, en battant le pays dans tous les sens, n’avaitpu en découvrir un seul.
inutile tentative En voyant ce qui se passait, le maréchal Soult imagina deSouUpour'fràn- descendre le Minho jusqu’à la mer, et de s’emparer des nom-au dessous de breuses barques de pécheurs qui appartenaient au village deGarda, situé près de l’embouchure du fleuve. Il trouva eneffet sur ce point beaucoup de bateaux qu’on n’avait pas eule temps de soustraire à ses troupes; il en prit un assez grandnombre pour transporter environ deux mille hommes à lafois. Il essaya effectivement de les embarquer, et de les je-ter de l’autre côté du fleuve, espérant qu’ils seraient assezforts pour s’y défendre contre les deux rives. Mais on étaitréduit à passer le Minho près de la mer, et les tempêtes dela saison ne permirent qu’à trois ou quatre bateaux d’opérerla traversée. Une cinquantaine d’hommes au plus, parve-nus à l’autre bord, s’y battirent bravement, dans l’espoird’être secourus; mais ils furent bientôt obligés de rendreleurs armes, et de se mettre à la discrétion d’une populaceféroce.
i.e inarvcimi Après cette malheureuse tentative, le maréchal Soult nele Minho pour le vit d’autre ressource que de remonter le Minho jusqu’aux
passer à (Jrense. f y a .. .. -,
montagnes, pour le passer vers Orense, ou il se llattait de nepas rencontrer les mômes obstacles. Le 16, il se mit enmarche de Tuy sur Orense, remontant la rive droite duMinho. Mais en suivant cette route il devait trouver sur sonchemin l’armée de La Romana, qui s’était établi à Orense,comme on l’a vu précédemment, en se séparant des Anglais.L’armée de La Romana n’était pas fort redoutable en elle-même, mais sa présence avait enflammé l’esprit de toutesles populations, tant espagnoles que portugaises, et on avaitvu deux nations si long-temps ennemies, se tendre les mainsd’un bord à l’autre du Minho, et se promettre de résister en-semble et à outrance à l’invasion étrangère. Les villages si-tués au bord du fleuve et sur les hauteurs avaient tous été