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[Vol. 6.]
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T AL AVER A ET WALCHEREN.

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porto, quelque formidables qu’ils pussent paraître. Le maré- Mars 18 °9chai, après avoir formé ses troupes hors de portée de l’artil-lerie, marcha rapidement en trois colonnes, celle de droitesous le général Merle, celle du centre sous les généraux Mer-met et Lahoussaye, celle de gauche sous les généraux Dela-borde et Franceschi. Au signal donné, la cavalerie partantau galop balaya les postes avancés de l’ennemi, puis l’infan-terie aborda les retranchements couverts d’une foule furieuse,qui n’obéissait pas, et que le bruit du canon remplissait derage, mais non de bravoure. Les retranchements escaladésau pas de course furent partout enlevés, et nos colonnes, sejetant à la baïonnette sur la multitude des fuyards, la pous-sèrent dans les rues d’Oporto, qui ne présentèrent bientôtplus qu’une affreuse confusion. Le général Delaborde, ayantpénétré dans ces rues et les traversant au pas de course, ar-riva au pont du Douro, qui liait le corps de la ville avec lesfaubourgs. La cavalerie ennemie confondue avec la popula-tion fugitive se pressait sur ce pont de bateaux, essuyant lamitraille que les Portugais lançaient de l’autre rive pour ar-rêter les Français. Bientôt le pont cédant sous le poids s’a-bîma avec tout ce qu’il portait. Les Français suspendirentun moment leur marche en présence de cet horrible spec-tacle, puis rétablirent le pont, et le franchirent au galop pourarrêter les fuyards. A droite, une troupe de Portugais, ac-culée par le général Merle au Douro, voulut s’y jeter, espé-rant se sauver à la nage, mais périt presque tout entière dansles flots. Une autre bande ayant cherché à se défendre dansl’évéché, y fut complètement détruite. Bientôt les Français,animés par le combat, se laissèrent entraîner aux excès quisuivent ordinairement une prise d’assaut, et se répandirentdans la ville pour la piller. Ce qu’ils apprirent des torturesessuyées par leurs compatriotes n’était pas de nature à lescalmer. Ils se conduisirent à Oporto comme à Cordoue : maisà Oporto, aussi bien qu’à Cordoue, nos officiers, pleins d’hu-