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[Vol. 6.]
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T A L A V F. R A ET WALCHEREN.

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plusieurs bataillons les uns sur les autres. A l’aile opposées’ouvrait au même instant le feu des dix pièces de canon denotre droite, lesquelles tirant de haut en bas sur une masseépaisse, y produisirent des effets meutriers. Il n’en fallaitpas tant pour mettre en déroute ces troupes non aguerries,dont la solidité n’égalait pas l’ardeur. Elles ne tardèrent pasà lâcher pied, et bientôt surprises sur leurs derrières par l’ap-parition de Latour-Maubourg, dont la faute devenait une bonnefortune, elles furent saisies d’une terreur impossible à dé-crire. En un instant elles se débandèrent, et s’enfuirent dansun désordre inouï. Mais Lasalle et Latour-Maubourg étaientplacés de manière à obtenir les résultats qu’on n’obtenait surles Espagnols qu’en les empêchant de fuir. Fondant avectrois mille chevaux, et en sens opposé, sur cette masse épaisse,ils la sabrèrent impitoyablement, et, pleins du souvenir dessoixante-deux chasseurs égorgés quelques jours auparavant,ils ne firent aucun quartier. La cavalerie ne fut pas seule enposition de joindre les Espagnols. Le 94 e placé fort au loinsur leurs derrières en put atteindre un bon nombre avec sesbaïonnettes, et ne les ménagea pas. En moins d’une heure 9à 10 mille morts ou blessés couvrirent la terre. Quatre milleprisonniers demeurèrent en notre pouvoir, avec seize bouchesâ feu composant toute l’artillerie espagnole, et une grandequantité de drapeaux.

Cette bataille, dite depuis bataille de Medellin, faisait autanthonneur à nos soldats qu’à leur général. Elle avait été enréalité livrée par 12 mille hommes contre 36 mille, et elleresta l’un des plus sanglants souvenirs de cette époque, carjamais on n’avait obtenu de résultats plus décisifs. Le mal-heureux Gregorio de la Cuesta n’aurait pas pu réunir le soirun seul bataillon. Ce beau fait d’armes remplit de confiancele commandant du premier corps ; et tandis que quinze joursauparavant il hésitait à s’avancer du Tage sur la Guadiana,il écrivit immédiatement au roi Joseph qu’il était prêt à

Mars 1809.

Brillant*résultats de labataille deMedellin.