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LIVRE XXXVI.
Mars i£09. l’apparition du maréchal Victor, pour que tout se soumit dansles provinces méridionales. Il avait auprès de lui le fameuxM. de Morla, si arrogant pour les Français à l’époque de Bay-len, si humble à l’époque de la prise de Madrid, accusé à tortde trahison par ses compatriotes, coupable seulement d’uneversatilité intéressée, et cherchant aujourd’hui auprès de laroyauté nouvelle un refuge contre l’injustice des partisans del’ancienne royauté. M. de Morla avait en Andalousie des re-lations nombreuses, qui faisaient espérer au roi Joseph uneprompte soumission de cette province dégoûtée du gouverne-ment de la Junte, fatiguée de la domination des généraux, dela tyrannie de la populace, et des charges écrasantes quela guerre faisait peser sur elle. Aussi Joseph, rempli un mo-ment d’illusions, écrivit-il à Napoléon qu’il ne désespéraitpas de pouvoir bientôt lui rendre 50 mille hommes de sesbelles troupes, pour les employer en Autriche '.
Le roi Joseph à l’Empereur.
Madrid, le 28 mars 1809.
« SiRB,
»Le pont près d'Almaraz est aujourd’hui bien consolidé; l'équipage desiège pourra y passer ; le général Senarraont en arrive.
»Le maréchal Victor doit être à Mérida, l'armée ennemie était en pleineretraite.
»Le général Sébastian! était à Madridejos; je le crois aujourd’hui àVilla-Real.
nie n’ai pas de nouvelles du maréchal Soult. Mais tout me fait présagerune heureuse issue à toutes les opérations militaires; je le désire plus quejamais pour pouvoir renvoyer à V. M. cinquante mille hommes, ce qui mesera possible après la soumission de Séville et de Cadix.
«Les postes de la Biscaye abandonnés par les troupes qui ont dû rejoindra