TALAVERA ET WALCHEREN.
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Il est certain que, dans tout autre pays, deux batailles Mirs i*».comme celles de Medellin et de Ciudad-Real auraient décidéd’une campagne, et peut-être d’une guerre. Mais les Espa- déî 8 ï!ctoires ul< dignols ne se décourageaient pas pour si peu. La Junte décernades récompenses à tous ceux qui avaient bien ou mal com-
leur corps donnent quelques inquiétudes aux voyageurs: j’ai ordonné des co-lonnes mobiles.
«De Votre Majesté, sire, le dévoué serviteur et frère.
«Joseph.»
Le roi Joseph à l’Empereur.
Madrid, le 2 avril lf 09.
» Sire ,
» Le corps du maréchal Victor vient de remporter une victoire complètesur le corps du général Cuesta le 28, le même jour que le général Sébastianibattait l’eunemi à Santa-Cruz. J’envoie à V. M. les rapports du maréchalVictor.
»La division Lapisse a trouvé Civita-Rodrigo en état de défense, je luiai donné l’ordre de rejoindre à Badajoz le maréchal Victor qui, avec ce ren-fort, est en état d’entrer à Séville.
«J’envoie des gens bien intentionnés et bien vus par la junte de Sévilleafin de terminer la guerre par la soumission volontaire de l'Andalousie, et des'emparer de Cadix et des escadres avant que le désespoir les ait jetés entr eles mains des Anglais. J’ai beaucoup à me louer de M. Morla.
«Point de nouvelles du maréchal Soult depuis le 10 mars.
» Le maréchal Ney doit être en mouvement contre les débris deLaRomanaet les Asturies, je n'en ai pas de nouvelles directes et positives.
«Je presse le duc d’Abrantès* pour qu’il marche sur Valence, dans l’espoirde terminer les affaires du midi de l’Espagne avant les chaleurs.
«Je prie V. M. de ne pas oublier les avancements demandés par le maré-chal Victor et le général Sébastiani, et de se rappeler aussi des avancementsdemandés pour les officiers qui se sont distingués à Uclès, que V. M. m’annonça vouloir accorder, grâces dont je prévins le maréchal Victor.
» Depuis les mouvements de l’Autriche j’ai un désir bien plus vif encore determiner ici, afin de pouvoir envoyer à V. M. 50,000 hommes. Je me rap-pelle que V. M. ne voulut pas m’affaiblir à Naples lors de la dernière guerre jje me rappelle aussi qu'il y a eu des circonstances où dix raille braves de pluseussent décidé plus tôt de grands événements.
«De Votre Majesté, sire, le dévoué serviteur et affectionné frère,
«Josbph.k
* Le duc d’Abrantès avait repris le commandement du troisième corps dans lesderniers jours de mars.