TALAVERA ET WALCHEREN.
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pays, les victoires, en étendant les points à garder, et en ne Mars 1S °9.produisant qu’un effet, moral bientôt oublié, affaiblissaient plu-tôt qu’elles ne renforçaient le vainqueur.
C’était surtout dans le nord que le mal commençait à se faire Difficultés queiegravement sentir. Le maréchal Ney, plein comme toujours n ‘ n G°'jce. end’activité et d’énergie, avait conçu le désir et l’espérance desoumettre la Galice, n’imaginant pas que ses deux belles divi-sions , qui avaient vaincu les armées russes, pussent échouercontre des montagnards fanatiques, qui ne savaient que fuir,tant qu’ils ne trouvaient pas quelque défilé ou quelque mai-son où il leur fût possible de combattre à couvert. 11 fut bien-tôt détrompé. Ayant plus de cent lieues de côtes à garder,depuis le cap Ortegal jusqu’à l’embouchure du Minlio, ayant àdéfendre des points comme leFerrol et la Corogne, à interdireles communications des Anglais avec les habitants, à contenirde centres de population tels que Saint-Jacques de Composte],
Vigo, Tuy, Orense, il avait été obligé de descendre avec son
renfort de cinq cents hommes, et, par sa prudence autant que par sa fermeté,parvint à calmer les esprits et à rétablir l’ordre. Le petit fort de Consue-gra et celui de Manzanarès furent réparés. On fortifia quelques autres pos-tes sur la route, et on y plaça des détachements pour escorter les courrierset les officiers en mission.
«Sur la ligne de communication avec le 4 er corps, les choses n’étaient pasdans un meilleur état. Des bandes qui se formaient sur le Tietar menaçaientde se porter sur Aimaraz pour détruire le pont. Si ce projet eût été exécuté,le duc de Bellunc se serait trouvé fortement compromis. Heureusement leroi fut prévenu à temps que ce maréchal n’avait pas jugé à propos de laisserd’autres troupes sur le point important d’Almaraz que des pontonniers et quel-ques canonniers. Il y envoya de suite six cents hommes d’infanterie et centchevaux de la garnison de Madrid, commandés par l’adjudant commandantBagneris. Ce détachement éloigna les bandes et mit les ponts en sûreté.Indépendamment des ouvrages qu’on lit élever sur les deux rives du Tage,pour les mettre à couvert, on répara le fort de Truxillo, pour protéger lescommunications du 4 er corps, et on mit en état de défense ceux de Medellinet celui de Mérida, pour rester maître des passages de la Guadiana, quandon se porterait sur Badajoz ou en Andalousie.
» L’Empereur ayant ordonné de ne point laisser pénétrer les troupes enAndalousie, avant d’avoir appris l’arrivée du duc de Dalraatie à Lisbonne,les opérations du maréchal Victor et du général Sébastiani furentsuspendues.»