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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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Anglais, sans produire un apaisement sensible dans la popu-lation. Ce qui paraîtra plus extraordinaire encore, c’est quele maréchal Ney, placé sur la route du maréchal Soult, n’avaiteu de ses nouvelles que parla colonne qu’il avaitenvoyée à Tuy,laquelle s’y était rencontrée avec celle du général Ileudelet,et avaitappris ainsi qu’on n’avait pu entrer que le 29 mars à Oporto, et latorche à la main. Quant au maréchal Ney lui-même, on ne savaitrien à Madrid des combats qu’il livrait, sinon qu’il luttait énergi-quementcontre les insurgés,et qu’il ne pouvait pas,tout enlesbat-tantpartout, assurer ses communications avec la Vieille-Castille.

Aussi malgré les victoires de Medellin et de Ciudad-Real, onfut bientôt attristé à Madrid par l’apparition d’une multitudede bandes dans le nord de l’Espagne, par l’enlèvement descourriers sur toutes les routes, parl’impossibilité absolue d’avoirdes nouvelles des maréchaux Soult et Ney, par la certitudeenfin que toutes les communications avec eux étaient inter-rompues. Le mouvement du général Lapisse, qui avait quittéSalamanque, traversé Alacantara, franchi le Tage, et rejoint lemaréchal Victor, toujours en combattant, n’avait que favorisédavantage les insurgés de la Vieille-Castille, lesquels n’avaientplus personne pour les contenir. Aussi le général Kellermann,chargé du commandement de la Vieille-Castille, s’était-il hâté demander à Madrid que le nord tout entier allait échapper auxFran-çais, si on n’agissait avec vigueur contre les bandes qui s’y mon-traient de toutes parts. Bien que le maréchal Victor eût été renfor-cé par l’arrivée du général Lapisse, ce n’étaitpaslecas, lorsqu’onétait inquiet pour le nord de l’Espagne, lorsqu’on ne savait pas ceque devenait le maréchal Soult, lorsqu’on ignorait s’il pourrait oune pourrait pas percer jusqu’à Lisbonne, ce n’était pas le cas depousser les armées de l’Estrémadure et de la Manche vers le midi,et d’ajouter à la difficulté des communications en augmentant l’é-tendue des pays occupés. On résolut donc, avant de poursuivrel’exécution du plan tracé parNapoléon, d’attendre l’apaisementdes provinces septentrionales,etles nouvelles du maréchal Soult.

Avril 1809.

Les difficultéssurvenues aunord font différerla marche dumaréchal Victorvers le midi.