TALAVERA ET WALCHEREN.
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s’était rendu par ordre du maréchal Ney pour rouvrir ses Avfil i® 09 -communications avec la Vieille-Castille. Il fut reconnu entreces généraux que le mal venait surtout de ce qu’ou s’était en-foncé, les uns en Portugal, les autres sur le versant maritimede la Galice, sans avoir préalablement détruit le marquis deLa Romana : il fut donc convenu qu’on le poursuivrait dans lesAsturies, et qu’on tâcherait de l’y détruire, ce qui procureraitle double résultat de pacifier cette contrée, et de faire dispa-raître l’auteur de toutes les agitations du nord de l’Espagne.
Cette pensée adoptée, on convint que le maréchal Ney mar- p p ™]u io ^ U com Xcherait sur les Asturies par la route de Lugo à Oviedo, que le “‘"Asturies!* 8général Kellermann y marcherait par la route de Léon, ce quifaisait espérer qu’en prenant ainsi le marquis de La Romanaen deux sens différents, on parviendrait à l’envelopper. Lesdeux corps se séparèrent ensuite avec la résolution sincèrede concourir de leur mieux au succès l’un de l’autre.
Tout le mois d’avril s’était passé en tristes tâtonnements,par suite de l’incertitude où l'on était à Madrid sur le sort dumaréchal Soult, et par suite aussi de l’impuissance où l’on étaitde diriger à volonté, et selon le besoin du moment, les géné-raux français opérant en Espagne. Ignorant ce que devenaitle maréchal Soult, on n’osait pas envoyer le corps du maréchalVictor sur Badajoz et Séville. Ne disposant pas complètementdes généraux, on ne pouvait pas diriger le maréchal Mortiersur les derrières des maréchaux Soult et Ney. C’était donc leplus important mois de l’année perdu, celui où l’on aurait puobtenir sur les Espagnols et sur les Anglais les résultats lesplus décisifs. La seule opération exécutée pendant ce tempsprécieux du côté de l’Estrémadure, fut de ramener le corpsdu maréchal Victor de Medellin sur Alcantara, pour chasserles insurgés espagnols et portugais de cette dernière ville,dont ils s’étaient emparés. Le roi Joseph et le maréchal Jour-dan voulaient d’abord s’opposer à ce mouvement rétrogradedu maréchal Victor, craignant le mauvais effet qu’il produirait
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