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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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le maréchal avait songé à s’y établir solidement, croyant avoir Avril ta»assez fait d’être arrivé jusqu’au Douro, et laissant aux circon-stances le soin de décider s’il rétrograderait, ou si au contraireil pousserait plus loin ses conquêtes. De tous les partis àprendre celui-ci était le plus dangereux, car rester à Oporto,sans projet arrêté, ne pouvait évidemment amener que desdésastres. C’était déjà un grand danger que d’être avec vingtet quelques mille hommes au milieu d’un pays insurgé, danslequel la passion populaire contre les Français était parvenueau dernier degré de violence. Toutefois avec la brave arméeet les excellents officiers qu’on avait, il était possible de semaintenir dans le nord du Portugal. Mais il existait environ17 ou 18 mille Anglais à Lisbonne, et tout annonçait qu’il ensurviendrait bientôt le double, par les convois partis d’Angle-terre. Dès lors se défendre derrière la ligne du Douro, contreune armée régulière placée au delà de cette ligne, et contreune armée d’insurgés placée en deçà, devenait presque im-praticable. On pouvait en juger par deux événements récents.

La petite garnison laissée à Chaves pour garder nos maladesavait été enlevée par les Portugais. Le dépôt laissé à Tuy au-rait été pris également, si la division Ileudelet, expédiée deBraga, et le maréchal Ney, venu de Galice, ne l’avaient dé-bloquée. Et encore une partie de cè dépôt, envoyée à Vigo,avait été enlevée. Il faut ajouter que ce n’étaient pas de faiblespostes auxquels étaient arrivés de pareils accidents, cariedépôt de Tuy, renforcé succesivement par des troupes enroute, avait été porté à 4,500 hommes, et celui qui avait étépris à Vigo était de 1,300. On avait donc à redouter à la fois,et l’armée anglaise qui ne pouvait manquer de se rendre bien-tôt du Tage sur le Douro, et les milliers d’insurgés fanatiquesqu’on avait derrière soi du Douro au Minho. Des secours iln’en fallait guère attendre, car le corps du maréchal Ney était

tous, ordinairement indulgente, et sévère seulement quand la plus évidentenécessité en fait un devoir à l’historien.

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