62
LIVKE XXXVI.
Avril 1809. plaignaient le plus ouvertement du commandant en chef, ets’exagérant leurs pensées d’après leurs paroles, il crut voirdans leur mécontentement une conspiration, dont on pouvaitse servir sur-le-champ pour amener (le croirait-onI) le ren-versement en 1809 de Napoléon et de son empire. Commetous ces êtres inquiets qui se précipitent dans les conspira-tions, il avait des besoins autant que des opinions, et par goûtde l’argent autant que par activité désordonnée, il eut l’idéed’aller traiter avec sir AthurWellesley, qui était en ce momentù Coïmbre.
Mission que se Ce célèbre général, vainqueur de Vimeiro, rappelé, comme
donne un officier . ,
fiançais auprès on l’a vu. au commandement de l’armée britannique depuis
de sir Arthur
Weiiesie.v. la mort du général Moore, avait été expédié d’Angleterre avecun renfort de 12 mille hommes, ce qui portait à 30 mille en-viron les forces anglaises dans cette contrée. Son prédéces-seur, intérimaire, le général Cradok, n’avait pas osé s’opposerau mouvement du maréchal Soult sur Oporto, préoccupé qu’ilavait été de l’apparition du maréchal Victor vers Mérida, etdu général Lapisse vers Alcantara, et il était resté aux envi-rons de Leiria sur la route de Lisbonne. Sir Athur Wellesleyn’était pas homme à demeurer inactif, et il était résolu, dansla limite de ses instructions, qui lui enjoignaient de se bornerà la défense du Portugal, d’ébranler le plus qu’il pourrait ladomination des Français dans la Péninsule. 11 voulut d’abordfaire évacuer Oporto par le maréchal Soult, et, le nord du Por-tugal délivré, se porter ensuite au midi, pour voir commentil pourrait s’y prendre pour déjouer les projets du roi Josephsur le sud de l’Espagne. Il avait établi son quartier généralà Coïmbre, où il se trouvait à la tête de vingt et quelquesmille hommes, et il avait dirigé sur Abrantès une divisionanglaise avec une division portugaise, pour observer ce queferaient les Français de ce côté.
Le capitaine Argenton, c’était le nom de l’officier dont nousracontons les criminelles intrigues, grâce à l’incroyable relé-