T ALA VER A ET WALCHEREN.
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chement qui s’était introduit dans l’année, put se dérober à Avril 1809.ses devoirs, se rendre déguisé d’Oporto àCoïmbre, et se pré-senter clandestinement à sir Albur Wellesley. Les complai-sances de l’autorité française pour les habitants d’Oporto quiavaient des affaires à Lisbonne, et auxquels on permettait d’al-ler et de venir, malgré l’état de guerre, ne contribuaient paspeu à faciliter les communications de ce genre. Argenton vitle général anglais ', lui parla des divisions de l’armée française,des partis qui s’y étaient formés, exagéra, suivant la coutumedes gens de son espèce, la réalité qui n’était déjà que troptriste, fit de simples mécontents des conspirateurs, de gensqui murmuraient des gens qui voulaient agir, d’hommes quicédaient à des impulsions différentes parce qu’elles étaientsincères, des hommes qui voulaient tous une môme chose,c’est-à-dire renverser un régime ruineux pour la France, ets’insurger contre l’autorité de l’Empereur. Semblable en toutaux brouillons qui prennent de tels rôles, Argenton s’attribuaune mission qu’il n’avait pas reçue, et prétendit, en nommantcalomnieusement une foule de généraux et de colonels, qu’ilétait chargé par eux de se présenter au général en chef del’armée britannique, et de traiter avec lui. C’était un men-songe, malheureusement fort commun en pareille circonstance,et trop souvent cru quoique souvent démasqué. Le plan quecet intrigant proposait était le suivant. Si la population d’O-porto s’y prêtait, le maréchal Soult, disait-il, ne manqueraitpas de se proclamer roi, ou du moins comme l’annonçait lacirculaire, de prendre provisoirement tous les attributs de lasouveraineté royale. Il suffisait d’une telle démarche pourqu’une révolte éclatât dans l’armée. Alors on déposerait lemaréchal, et après ce premier éclat, les généraux iraient plusloin. Ils proclameraient la déchéance de Napoléon lui-même,
1 On peut lire à ce sujet la correspondance du duc de Wellington, impri-mée à Londres, laquelle confirme entièrement les renseignements manuscritsqui existent aux archives de France.