TALAVERA ET WALCHEREN.
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surprendre les Français en pleine ville d’Oporto, et de leur Avril ta»,faire essuyer un revers humiliant.
Quoiqu’il n’ajoutât aux ouvertures d’Argenton que la foiqu’elles méritaient, il ne le repoussa point, l’engagea à revenir,lui en fournit les moyens, refusa de traiter avec l’armée fran-çaise, et surtout d’engager les habitants d’Oporto à proclamerle maréchal Soult roi de Portugal, ce qui aurait, suivantArgenton, précipité la crise. Il déclara que, pour tous ces Sir Arthur wei-
0,11 n I I | e sley conçoit,
objets si graves, il allait en référer à son gouvernement. Mais d’après îetat de
° 07 o 1 armée française,
voyant à quel point l’état de l’armée française lui offrait d’a- 1 e s s j > r p r r a e " c d e re <levantages pour une surprise, il prit la résolution de marcher Op0rt0,sur Oporto, en ayant soin de remplir à l’avance cette ville deses espions, lesquels sous le titre d’habitants d’Oporto ou deLisbonne, sous le prétexte d’affaires de négoce, obtenaient,de la complaisance de l’autorité française, la liberté d’alleret de venir.
Argenton, revenu au camp sans qu’on prit garde à son ab-sence attribuée à des motifs de libertinage, recommença plu-sieurs fois ses criminelles excursions, vit de nouveau le géné-ral anglais, chercha à le convertir à l’idée de favoriser laroyauté du maréchal Soult pour précipiter un mouvementdans l’armée, et de traiter ensuite avec les auteurs de cemouvement, ne parvint en insistant auprès de lui qu’à l’éclai-rer davantage sur l’état moral des troupes françaises, et à leconfirmer dans son projet de surprendre Oporto.
Au retour de sa dernière excursion, Argenton traversantla brigade du général Lefebvre qui fournissait les avant-pos-tes français sur la rive gauche duDouro, et trouvant cettebrigade exposée aux entreprises de l’armée anglaise qu’ilavait laissée en marche, fut saisi d’un double désir, celui depréserver le général Lefebvre qu’il aimait parce qu’il avaitservi sous ses ordres, et celui de l’affilier à la prétendue con-spiration, dont il était l’unique artisan. Il dit au général Le-febvre que sa position lui faisait courir les plus grands périls.
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