TALAVERA ET WALCHEREN.
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civilisée, et nos malades qui eussent couru le danger d’étre Mai isoo.égorgés, s’ils étaient restés au pouvoir des insurgés, ne cou-raient cette fois que le danger d’étre négligés *.
On se retira donc le soir du 12 à Balthar, fort irrités les Retraite de i ar-
mée française sur
uns contre les autres, les généraux accusant le commandant Balthar,en chef d’avoir tout laissé tomber dans l’état d’incurie quiavait rendu possible la surprise d’Oporto, le commandant enchef accusant ses lieutenants de lui avoir laissé ignorer lepassage commencé du Douro. On avait emmené avec soi lecoupable auteur des communications avec l’armée anglaise,le nommé Argenton, que le maréchal avait fait arrêter pourle traduire en jugement. Il voulait le donner en garde augénéral Delaborde, mais les choses en étaient venues à cepoint, que le général Delaborde refusa de s’en charger, di-sant qu’on n’avait qu’un désir, celui de faire évader cet intri-gant pour couvrir d’un voile ce qui s’était passé, et que lui,désirant la lumière, n’entendait pas être responsable d’unetelle évasion. En effet Argenton, qui était plein de dextérité,parvint à s’échapper, et s’enfuit chez les Anglais sans qu’onpût raisonnablement accuser personne de connivence, bienque dans l’armée on en accusât tout le monde A
Parvenu le soir à Balthar, le maréchal Soult apprit un nou-vel accident, plus funeste encore que celui qui était arrivé lematin à Oporto. Le général Loison n’ayant pas les forcessuffisantes pour s’ouvrir le passage du Tamega, et craignantd’être coupé d’Oporto par le grand nombre d’ennemis qui s’é-taient présentés à lui, avait évacué Amaranthe. La route deBragance se trouvait ainsi livrée aux Anglais. Cette der-
1 Le due de Wellington se comporta dignement en cette circonstance. Ilfit demander à l’armée française ses propres chirurgiens pour soigner sesmalades, en accordant à ces chirurgiens des sauf-conduits pour leur venueet leur retour.
1 II fut repris quelques mois après, jugé et fusillé.