TALAVERA ET WALCHEREN. 97
immédiate. Ce plan n’ayant pas été exécuté, ne mériterait Juillet îsw.pas d’être rapporté ici, s’il n’avait été la cause qui empêchaplus tard la réunion des forces françaises sur le champ de ba-taille où se décida le sort de la campagne. Le voici en peude mots.
A l'honorable J. Villiers.
«Coïmbre, le 31 mai 1809.
»Mon cher Villiers,
» Je pensais depuis long temps qu’une arme'e anglaise ne saurait sup-porter ni les succès ni les revers, et Inconduite récente des soldats de cettearmée me fournit des preuves manifestes de la,vérité de cette opinion quantau succès. Ils ont pillé le pays de la manière la plus terrible, ce qui m’acausé la plus vive peine...
» Entre autres choses ils ont enlevé tous les boeufs, sans autre motifque l’intention de les revendre à la population qu’ils ont dépouillée : c’estleur habitude. Je vous serai très-obligé de vouloir bien faire connaître cefait aux ministres de la régence, et de les prier de défendre très-expressé-ment à la population de rien acheter absolument des soldats de l’arméeanglaise.
«Nous sommes dans une extrême détreste d’argent. 300,000 livresne suffiraient pas à payer nos dettes, et il est dû deux mois de solde à l’ar-mée. Je soupçonne nos ministres en Angleterre d’être très-indifférents ànos opérations dans ce pays. ..
» Croyez-moi, etc.
« Arthur Wbllbslry.»
Au vicomte Castlereagh , secrétaire d'Etat.
«Mon cher lord.
« Coïmbre, le SI mai 1809.
«L’armée se comporte horriblement mal. C’est une canaille qui ne sup-porte pas mieux le succès que l’armée de sir John Moore ne supportait lesrevers. Je m’efforce de les dompter; mais si je n’y réussis pas, il faudraque je m’en plaigne officiellement, et que je renvoie en disgrâce un ou deuxcorps en Angleterre. Ils pillent .partout.
«Croyez-moi, etc.
» Arthur Welubsley. »
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Tom. XI.