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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVI.

Juillet 1809.

Jonction des An-glais et des Es-pagnols aux en-virons de Tala-vera.

Les Françaisavertis des mou-vements de sirArthur Wellesleyse concentrentpour combattreles Anglais etJes Espagnolsréunis.

Ces arrangements conclus tant bien que mal, sir ArthurWellesley retourna le 4 3 juillet à Plasencia. Après avoir donnéà la réunion de quelques détachements qui étaient encore enarrière le temps nécessaire, il marcha sur le Tietar qu’il fran-chit sans difficulté le 18 juilet. Il se porta sur Oropesa, seréunit par les ponts d’Almaraz et de l'Arzobispo avec Grego-rio de la Cuesta, et rejeta les arrière-gardes du corps deVictor sur Talavera, où il entra le 22 juillet. Sir ArthurWellesley aurait voulu attaquer les Français tout de suite,sachant qu’ils n’étaient pas encore concentrés, et se flat-tant d’accabler, avec l’armée combinée qui était do plusde soixante mille hommes (26 mille Anglais et 36 milleEspagnols), les 22 mille Français du maréchal Victor.Mais Gregorio de la Cuesta déclara qu’il n’était pas prêt,et on laissa le corps de Victor se retirer tranquillementderrière l’Alberche, petit cours d’eau qui descend des mon-tagnes, et se jette dans le Tage un peu au delà de Talavera.

C’est à ce momont que les Français apprirent enfin d’unemanière précise la marche des généraux coalisés, et la réu-nion , par les débouchés d’Almaraz et de l’Arzobispo, des ar-mées anglaises et espagnoles. Depuis une quinzaine de joursils avaient eu avis du mouvement de sir Arthur Wellesleyvers Abrantès et Alcantara, mais il leur restait des doutessur sa direction ultérieure, sur sa jonction future avec lesEspagnols, sur son plan de campagne. Ce plan était aujour-d’hui évident, et dès le 20 et le 21 juillet, le maréchal Victorle fit connaître à Madrid. Ne sachant pas s’il serait appuyé, ilavait repassé l’Alberche, et il était résolu à rétrograder plus loinencore, jusqu’à un autre petit cours d’eau qui se précipite dansle Tage des hauteurs du Guadarrama, dont il porte le nom.

Joseph, averti le 22 et éclairé par les conseils du maréchalJourdan, prit sur-le-champ son parti, et se décida à portertoutes ses forces au-devant de l’armée combinée. Il ne pou-vait mieux f a j re assurément. Il avait à sa disposition le corps