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L1V11E XXXVI.
Juillet 1609 . entraînerait une perte de temps considérable, qu’en le fai-sant déboucher directement de Salamanque sur Plasencia ilpourrait être le 30 ou le 31 juillet sur les derrières des An-glais, ils aimèrent mieux lui donner ce dernier ordre quecelui de déboucher par Avila entre Talavera et Madrid. Il yavait à cela l’inconvénient de se présenter à l’ennemi en deuxmasses, l’une descendant le Tage de Tolède à Talavera,l’autre le remontant d’Almaraz à Talavera, et d’olFrir à sirArthur Wellesley qui serait placé entre elles la possibilité deles battre l’une après l’autre, comme avait fait tant de fois legénéral Bonaparte autour de Vérone. Mais sir Arthur Wel-lesley , quoique un excellent capitaine, n’était pas le gé-néral Bonaparte, et ses soldats surtout ne marchaient pascomme les soldats français. Il n’avait que 26 mille Anglais,et il ne pouvait pas avec un pareil nombre battre tour àtour les 45 mille hommes de Joseph, et les 50 mille quedevait amener le maréchal Soult. Si ce dernier recevantle 24 juillet l’ordre envoyé le 22, se mettait en route le 26,ce qui était possible, il pouvait être le 30 juillet à Pla-sencia, et l’armée anglaise prise en queue, taudis qu’on lapousserait en tête, devait succomber. Le maréchal Soullne pût-il pas réunir le corps du maréchal Ney, placé prèsde Beuavente, suffisait qu’il marchât avec son corps, le-quel devait être aujourd’hui de 20 mille hommes, aveccelui du maréchal Mortier qui était de 18, pour accablersir Arthur Wellesley qui n’en avait que 26 mille, et quiprobablement serait ou déjà vaincu,- ou du moins forcéà battre en retraite et séparé des Espagnols lorsque larencontre aurait lieu. Le roi Joseph. envoya au maré-chal Soult le général Foy avec les instructions que nousvenons de rapporter, et la prière la plus instante de semettre sur-le-champ en route. Du reste le général Foy, quiarrivait du camp du maréchal Soult, affirma itérativementque ce dernier pourrait être où on le désirait, et à l’époque