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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET AVALCHEREN.

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désir, et comme ne le souhaitait pas sir Arthur Wellesley, qui ■ ,uill<,t 1809 'ne cessait de lui répéter qu’en marchant ainsi il allait se fairebattre. On va voir combien était grand le bon sens du gé-néral anglais.

La cavalérie légère de Merlin, appartenant au corps du gé-néral Sébastiani, marchait avec les dragons de Latour-Mau-bourg à l’avant-garde. Don Gregorio de la Cuesta, qui re-grettait si fort la fuite précipitée des Français, s’arrêta courten les voyant prêts à résister, et se hâta de rétrograder pourchercher appui auprès des Anglais. Entre Torrijos et Àlca-bon, il avait à passer un défilé, et, pour se couvrir pendantle passage, il présenta en bataille 4 mille hommes d’infanterie,et 2 mille chevaux sous le général Zayas. Le général Latour-Maubourg, qui commandait en chef les troupes de l’avant-garde,après avoir débouché d’un champ d’oliviers, déploya ses es-cadrons en ligne parallèle à l’ennemi. Les Espagnols tinrentd’abord en ne voyant devant eux que des troupes à cheval;mais dès qu’ils aperçurent la tête de l’infanterie, ils commen-cèrent à se replir en toute hâte, et se jetèrent dans Alcabon.

Le général Beaumont s’élança alors sur eux avec le 2 e dehussards et un escadron du 5 e de chasseurs. Le généralZayas essaya de lui opposer les dragons de Villaviciosa, maisnos hussards et nos chasseurs chargèrent ces dragons entout sens, les enveloppèrent et les sabrèrent. A peine s’ensauva-t-il quelques-uns. Après cet acte de vigueur, on seprécipita sur l’arrière-garde, qui s’enfuit pêle-mêle avec lecorps de bataille. Si, dans le moment, le 1 er corps (celui dumaréchal Victor) avait été en mesure de donner, l’armée es-pagnole tout entière aurait été mise en déroute. Mais les trou-pes étaient fatiguées par la chaleur, le terrain présentait denombreux obstacles, et le maréchal Victor ne voulut pas ris-quer une nouvelle action, bien que l’état-major de Josephl’en pressât vivement '.

1 Assertion du mare'chal Jourdan.