TALAVERA ET WALCHEREN.
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circonstances le favorisaient, et si on le secondait à pro- Juii|et 18W -pos, d’enlever la position a.u moyen d’an simple coup demain.
Les troupes franchirent l’Alberche, en colonne serrée, ayantde l’eau jusqu’à mi-corps, et s’enfoncèrent avec ardeur dansla forêt. La division Lapisse, qui était à la gauche du maré-chal Victor, se trouva engagée près de Casa de las Salinasavec la brigade Mackenzie, qui formait l’arrière-garde an-glaise, et fit bientôt le coup de fusil avec elle. Le 16 eléger serrait de près les Anglais, et partout où le terrainle permettait, les abordait vivement. Arrivé près d’une e . p ® 0 r ^'| ^ r ec l£iéclaircie favorable au déploiement des troupes, le général brl Mackcime.' scChaudron-Rousseau ordonna une charge à la baïonnette. Lesbraves soldats du 16 e , jaloux de prouver qu’ils ne craignaientpas plus une armée solide et régulière que les troupes ina-guerries des Espagnols, s’élancèrent brusquement sur lesdeux régiments anglais (le 31 e et le 87 e ), qui leur étaient op-posés, les rompirent, et leur causèrent une perte considérable.
Les Anglais se rejetèrent précipitamment sur le gros de leurarmée, qui était en position, comme nous venons de le dire,près de Talavera, entre le Tage et les montagnes. Le maré-chal Victor voulait les suivre, mais il fallait attendre la divi- ,sion Villatte qui achevait de passer l’Alberche; il fallait at-tendre aussi la cavalerie, l’artillerie, qui ne l’avaient pointpassé; il fallait surtout être rejoint par le corps du généralSébastiani, qui était encore en arrière. Si, au lieu d’un roicourageux de sa personne, mais inexpérimenté et réduit àconsulter un vieux maréchal, on avait eu pour diriger l’arméeun véritable général en chef, venant lui-même à la tête de sesavant-gardes reconnaître les lieux, et prendre ses résolutionsà temps, on se serait pressé de franchir l’Alberclie en masseet en profitant de l’échec des Anglais, et de la confusion aveclaquelle se reliraient les Espagnols, on eût peut-être enlevéla position de l’ennemi. Mais chacun suivait sa propre direc-