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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVI.

Juillet 1809. tion, ou attendait un commandement qui n’arrivait qu’aprèscoup, et après de longues consultations.

Toutefois il faut reconnaître qu’il était un peu tard pourcouronner la journée par un acte aussi décisif, car le maré-chal Victor lui-méme n’arriva en face de la position des An-glais que vers la chute du jour. En sortant de la forêt dechênes et d’oliviers qui se rencontrait au delà de l’Alberche,on s’avançait sur une sorte de plateau, d’où l’on apercevaitdistinctement la position des Anglais. (Voir la carte n° 50.)

Description je C’était, comme nous l’avons dit, une suite de mamelons, dont

la position îles ' ' '

A FspaJtnois de' s P^ us élevé se montrait à notre droite couvert de troupes

\ant Taiavera. an gi a i se s et d’artillerie, dont les autres en s’abaissant versTalavcra se voyaient à notre gauche couverts également detroupes et d’artillerie, celles-ci appartenant à l’armée espagnole.Au centre de cette position était une grosse redoute, hérisséede canons, gardée en commun par les troupes des deux na-tions. Plus loin, à notre gauche, des bouquets de chênes etd’oliviers, des abatis, des clôtures, s’étendaient jusqu’à Ta-iavera et au bord du Tage, et servaient d’appui au courage del'armée espagnole, qui ne brillait, avons-nous dit souvent,que lorsqu’il trouvait un soutien dans la nature des lieux. 11pouvait y avoir en position 25 ou 26 mille Anglais, 30 etquelques mille Espagnols, plus la division Wilson qu’on dis-tinguait sur les montagnes à notre droite, pressé de rejoindrel’armée principale : c’étaient donc 65 ou 66 mille ennemis àcombattre avec 45 mille soldats que nous amenions, maisexcellents, et rachetant par leur qualité l’infériorité dunombre. L’important était de bien combattre, et de ne pasengager maladroitement leur courage, aussi ferme quebouillant.

Outre que la position des Anglais et des Espagnols étaitforte, elle était en rapport avec leür principale qualité, quiconsistait à bien résister dans un poste défensif. Pour les abor-der, il fallait franchir un ravin assez profond, qui les séparait