TALAVKRA ET WALCHEREN.
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du plateau sur lequel nous avions débouché en sortant de la JuiUet 18ü9 -forêt, puis gravir sous le feu une chaîne des mamelons es-carpés. 11 était possible toutefois de tourner cette chaîne demamelons par notre droite, grâce à une circonstance de ter-rain dont on aurait pu profiter avantageusement. En effet lemamelon, point extrême de la position des Anglais, étaitséparé par un large vallon de la haute chaîne des montagnespui borde la vallée du Tage : on pouvait en descendant dansle ravin dont il vient d’être parlé , marcher droit à l’ennemi,puis, remontant à droite, s’introduire dans le vallon, et tour-ner le mamelon qui formait l’extrémité de la position desAnglais, et sur lequel était campée la division Hill. Il eûtfallu amener là une portion notable des forces françaises sansque les Anglais s’en aperçussent, puis, attaquer résolumentleur ligne de frout et à revers. Grâce à cet ensemble de dis-positions on l’eût très-probablement enlevée, comme on vabientôt s’en convaincre.
Le maréchal Victor, qui avait remarqué une grande confu- Lemarcchaivic-
. . tor attaque sans
sion dans la retraite des troupes ennemies, s’imasina que par ordre, ie 27 au
11 soir, le point ex-
une brusque attaque, tentée à la chute du jour, il emporterait tr J t 7 ( “,“d^An 8le mamelon qui était à notre droite, que ce point emporté la glais -position ne serait plus tenable pour les Anglais, et qu’il auraità lui seul l’honneur de gagner la bataille. Cette résolutionspontanée, résultat d’un zèle extrême et d’une bravoure bril-lante, n’eût certainement pas été prise sous un général en chefqui aurait commandé avec autorité et vigueur. On n’auraitpas commencé à son insu, par une aile, à une heure du joursi avancée, une grande bataille, sans qu’il eût réglé le momentde cette bataille, la manière de la livrer, et surtout sans qu’ileût décidé s’il fallait qu’elle fût livrée.
Le maréchal Victor, entraîné par son courage et ignorantà quelles troupes il avait affaire, lança la division Ruffin sur lemamelon entre neuf et dix heures du soir. Cette division,l’une des meilleures de la grande armée, se composait de
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