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LIVRE XXXVI.
juillet 1809 . q Ue sorte Je sa position, serait refoulée sur Talavera, et pro-bablement précipitée dans le Tage. Il résolut donc d’attaquersur-le-champ, et avec la dernière vigueur, en faisant dire auroi Joseph de porter immédiatement sur le centre de l’ennemiles troupes du général Sébastiani et de la réserve, afin queles Anglais ne se jetassent point en masse sur lui, pendantqu’il serait occupé contre l’extrémité de leur ligne.
Prenant encore spontanément cette audacieuse résolution,il voulut fournir à la division Ruffin l’occasion de se dédom-mager de l’insuccès de la veille, et lui ordonna de se précipi-ter sur le mamelon avec ses trois régiments à la fois. II plaçala division Villalte en réserve en arrière, et chargea la divisionLapisse avec les dragons de Latour-Maubourg de feindre àgauche un mouvement sur le centre des ennemis. Mais cen’était pas assez d’une feinte si on prétendait les empêcher defondre en masse sur la division Ruffin.
Cette brave division s’ébranla en effet dès le point de jouravec un seul changement dans son ordre de marche. Le 9 e ,déjà décimé dans la première tentative, dut attaquer à droitepar le vallon; le 24 e , qui n’avait pas joint l’ennemi, dut atta-quer au centre et de front; le 96 e , à gauche comme la veille.Ces trois régiments descendirent dans le ravin, puis letraversèrent sous le feu de toute la division Hill, avec une fer-meté qui fit l’admiration de l’armée anglaise. Ils franchirentles premières pentes, et arrivèrent sur un terrain qui formaiten quelque sorte le premier étage de ce mamelon, opposant àla mousqueterie et à la mitraille un sang-froid incomparable.Mais sir Arthur Wellesley, placé au milieu de son armée etse conduisant en vrai général, discerna parfaitement que ladivision Lapisse, rangée à gauche de la division Ruffin, n’étaitpas à portée d’agir, et le reste de l’armée française encoremoins. Allant alors au plus pressé, il dirigea une partie deson centre composé des troupes du général Sherbrooke surfin. ava'ntattaqufi la division Ruffin. Celle-ci, traitée en ce moment comme