TALAVERA ET WALCHEREN.
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l’avait été le 9 e pendant la nuit, c’est-à-dire prise en flanc,tandis qu’elle essuyait de front un feu terrible, fut contraintede rétrograder. Elle recula lentement, en ôtant aux Anglaisle courage de la poursuivre. Mais elle paya et son auda-cieuse attaque, et sa belle retraite, d’une perte énorme. En-viron cinq cents hommes par régiment, ce qui faisait 1,500pour la division , jonchaient les degrés de ce fatal mamelon,contre lequel venaient d’échouer deux attaques successives,exécutées avec un rare héroïsme.
Le maréchal Victor, qui de sa personne ne s’était pas mé-nagé, reconnut que contre des troupes pareilles on n’enlevaitpas une position en la brusquant. Ne se décourageant pas toute-fois, et toujours confiant dans la victoire, il remit l’attaque dé-cisive au moment où l’armée française pourrait agir tout en-tière. Il était dix heures du matin. Joseph accouru au pre-mier corps, pour y jouer enfin son rôle de commandant enchef, tint conseil avec le maréchal Jourdan, le maréchal Victoret le général Sébastiani, sur le parti à prendre. Avant de dé-cider comment on attaquerait, il fallait savoir d’abord si onattaquerait, c’est-à-dire si on livrerait bataille. Telle était lapremière question à résoudre. On se partagea sur cette ques-tion essentielle. Le maréchal Jourdan avec sa grande expé-rience se prononça contre l’idée de livrer bataille. Il en donnad’excellentes raisons. Selon lui on avait manqué l’occasiond’enlever la position de l’ennemi qu’il venait de reconnaître,et dont il savait maintenant les côtés forts et faibles. Il auraitfallu, lorsque les Anglais ignoraient encore le vrai point d’at-taque, porter pendant la nuit dans le vallon une partie consi-dérable de l’armée française, en gardant le reste en lignepour masquer ce mouvement, puis assaillir à l’improviste,avec vigueur et ensemble, le mamelon principal avant quel’ennemi pût y reporter des moyens de défense suffisants, et,le mamelon enlevé, refouler l’armée combinée sur Talavera etle Tage, où on aurait pu lui faire subir un véritable désastre.
Juillet 1809.
sans être soute-nue, se replieaprès avoir faitune perteénorme.
Joseph accourusur le terrainavec le maréchalJourdan, déli-bère pour savoirs’il faut livrerbataille.
Opinion du ma-réchal Jourdan.