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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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placer quelques parties qui d’artillerie qui lui manquaient, etil ne put être avec son avant-garde que le 3 août à Plasencia,ce qui justifie notre assertion que la réunion des trois corpsdes maréchaux Ney, Mortier, Soult, causa autant de mal à lafin de la campagne, que leur séparation en avait causé., aucommencement. Sans cette réunion, le maréchal Mortier,comme nous l’avons déjà fait remarquer plusieurs fois, librede ses mouvements et laissé à Villacastin à la disposition deJoseph, l’aurait suivi à Talavera, à et eût décidé la victoire. Battuedans cette journée, on ne sait pas comment l’armée britanniqueaurait passé le Tage, ou regagné Alcantara, poursuivie par dessoldets français, marchant deux fois plus vite qu lese Anglais.

Quoi qu’il en soit, sir Arthur Wellesley ayant appris àOropesa que les renseignements transmis du col de Banosétaient incomplets, car il arrivait par ce col 40 ou 50 millehommes, au lieu de 12 mille qu’on avait d’abord annoncés,ne crut pouvoir prendre un meilleur parti que de se mettre àcouvert derrière la ligne du Tage, ce qui, de l’état de vain-queur qu’il se vantait d’être, allait le faire passer à l’état devaincu, avec toutes les conséquences de la défaite la pluscomplète. Il ne fallait pas qu’il perdit un moment entreVictor, qui pouvait revenir sur lui, et le corps de Mortier,qui, précédant le maréchal Soult, s’avançait en toute hâte. Ilrésolut de franchir le Tage sur le pont de l’Arzobispo quiétait le plus à sa portée, bien qu’en passant sur ce pont ilfallût, pour rejoindre la grande route d’Estrémadure, des-cendre la rive gauche du fleuve jusqu’à Almaraz par des che-mins presque impraticables. Heureusement pour lui, le ma-réchal Victor, que Joseph avait laissé sur TAlberche pourobserver les Anglais, avait pris ombrage des coureurs deWilson dans les montagnes, et les voyant s’avancer sur sadroite vers Madrid, s’était replié dans la direction de cettecapitale. S’il eût été sur l’Alberche, l’armée anglo-espagnole,assaillie au passage du fleuve, aurait pu essuyer d’énormesTOM. xi. 9

Août 1809.

Sir Arthur Wel-lesley, apprenantl'arrivée du ma-réchal Soult aveccinquante millehommes, se hâtede regagner leTage et de battreen retraite.