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LIVRE XXXVI.
Août 1809.
L’armee anglaisepasse le Tageau pont de l’Ar-zohispo.
Le pont de l’Ar-zobispoenlevddevive force par lestroupes du ma-réchal Mortier.
dommages. Sir Arthur Wellesley repassa donc le pont del’Arzobispo, en abandonnant à Talavera 4 à 5 mille bles-sés qu’il recommanda à l’humanité des généraux français,çais, et beaucoup de matériel qu’il ne put emporter. C’étaientautant de prisonniers qu’il nous livrait, et qui nous procu-raient tous les trophées de la victoire, comme si nous eus-sions gagné le bataille de Talavera. Sir Arthur Wellesley vintprendre position vis-à-vis d’Almaraz, sur les hauteurs quidominent le Tage, et où il attendit que son artillerie eût par-couru les routes affreuses de la rive gauche de ce fleuve, de-puis le pont de l’Arzobispo jusqu’à celui d’Almaraz. Les Es-pagnols de la Cuesta furent chargés de défendre le pont del’Arzobispo, et de s’opposer à la marche des Français.
Le maréchal Mortier, qui marchait en tête, ayant débouchédes montagnes, se trouva vis-à-vis de l’Arzobispo les 6 et 7août, suivi bientôt du maréchal Soult, qui formait le corpsde bataille. L’armée qui arrivait si tard, voulait naturelle-ment signaler sa présence, et ne pouvait laisser échapperl’ennemi sans chercher à lui causer quelque grand dommage.En conséquence, on résolut d’enlever le pont de l’Arzobispo.C’était une démonstration de force bien plus qu’une opérationde sérieuse conséquence. Le maréchal Mortier fut chargé decette entreprise hardie. Il l’exécuta le 8 août. Les Espagnolsavaient obstrué le pont de l’Arzobispo en y élevant des bar-ricades, placé de l’infanterie dans deux tours situées au mi-lieu du pont élevé sur la rive opposée, tant à droite qu’àgauche, de fortes batteries, et rangé sur les hauteurs en ar-rière la gros de leur armée. Couverts par de tels obstaclesils se croyaient invincibles. Le maréchal Mortier fit chercherun gué un peu au-dessus, et en découvrit un à quelques cen-taines de toises, où la cavalerie et l’infanterie pouvaient passer.Pendant que l’artillerie française foudroyait le pont ainsi queles batteries établies à droite et à gauche, les dragons du gé-néral Caulaincout franchirent le gué, protégés par une nuée