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[Vol. 6.]
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talavera et walciieren.

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de voltigeurs, et suivis des 34 e et 40 e de ligne. Don Gregoriode la Cuesta voulut les arrêter en leur opposant son infanterieformée en plusieurs carrés. Les dragons s’élancèrent surelle, et la sabrèrent. Mais ils eurent bientôt sur les bras toutela cavalerie espagnole trois ou quatre fois plus nombreuse, etse seraient trouvés dans un véritable péril s’ils n’avaient ma-nœuvré avec beaucoup d’habileté et de sang-froid, soutenuspar l’infanterie qui les avait suivis. Heureusement que du-rant cette action si vive le premier bataillon du 40°, mar-chant sur le pont malgré le feu des Espagnols, en força lesbarricades, et ouvrit le passage à l’infanterie du maréchalMortier. Celle-ci prit à revers les batteries des Espagnols,et s’en empara. Dès cet instant les Espagnols ne purent plustenir, et s’enfuirent en nous abandonnant 30 pièces de canon,un grand nombrb de chevaux, et 800 blessés ou prisonniers.Cet acte de vigueur prouvait ce qu’étaient les corps de l’an-cienne armée, et les officiers qui les conduisaient.

Maîtres des ponts duTage, il s’agissait de savoir si lesFrançais poursuivraient l’armée anglo-espagnole aujourd’huifugitive, qui se disait victorieuse quelques jours auparavant.Ils avaient à leur disposition les ponts de I’Arzobispo et deTalavera. Mais pour gagner la grande route d’Estrémadure,seule praticable à la grosse artillerie, il fallait descendre jus-qu’à celui d’AImaraz, dont la principale arche était coupée,et qu’on avait un moment remplacée par des bateaux main-tenant détruits. Les Anglais pour amener leur artillerie parla rive gauche jusqu’à la grande route d'Estrémadure, enface du débouché d’AImaraz, y avaient perdu cinq jours, enemployant les bras de tous les gens du pays. Il fallait doncou les suivre presque sans artillerie, pour les combattre dansdes positions inexpugnables, ou jeter à Almaraz un pont,dont on n’avait pas les premiers matériaux. Dès lors il n’é-tait guère opportun de les poursuivre, à moins qu’on ne vou-lût occuper le pays du Tage à la Guadiana, d’AImaraz à Mé-

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Août 1809.

1/armée fran-çaise renonce àpoursuivre lesEspagnols et lesAnglais dans lefond de l’Estré-madure.