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LIVRE XXXVÏ.

Août 1809.

Suspension desopérations mili-taires, et distri-bution des corpsdes maréchauxSoult, Mortier etNey, entre l’Es-tremadure et laVieilio - Castille.

Retraite défini-tive des Anglaisdans l’Anda-lousie.

rida, ou bien commencer immédiatement la marche en An-dalousie. Mais la première de ces opérations était de peud’utilité, le pays entre le Tage et la Guadiana ayant été ruinépar la présence des armées belligérantes pendant plusieursmois. Quant à la seconde, la saison était évidemment tropchaude et les vivres trop rares pour l’entreprendre actuelle-ment. Il valait mieux attendre la moisson, la fin des grandeschaleurs, et surtout les instructions de Napoléon, qui deve-naient indispensables après le bouleversement du plan decampagne de cette année. On s’arrêta donc au pont de l’Ar-zobispo, après l’acte brillant qui nous l’avait livré. En atten-dant les opérations ultérieures, l’état-major du roi distribuales troupes du maréchal Soult sur le Tage, et en reporta unepartie en Vieille-Castille. Le 5 e corps (celui du maréchalMortier) fut placé à Oropesa pour observer le Tage d’Almarazà Tolède. Le 2 e (celui du maréchal Soult) fut établi à Plasenciapour observer les débouchés du Portugal. Enfin, le maréchalNey, qu’il y avait toujours grande convenance à éloigner dumaréchal Soult, fut reporté à Salamanque, pour dissoudreles bandes du duc del Parque, qui infestaient la Vieille-Ca-stille. L’intrépide maréchal, parti le 12, traversa le col deBanos en combattant et dispersant les bandes de Wilson, etprouva en exécutant cette pénible marche en moins de quatrejours, qu’on aurait pu arriver plus vite sur les derrières del’armée anglaise.

Pendant ce temps sir Arthur Wellesley s’était retiré surTruxillo, et de Truxillo se proposait de marcher sur Badajoz.Béduit à une vingtaine de mille hommes, obligé de laisser sesmalades et ses blessés aux Français, brouillé avec les générauxespagnols pour les vivres pour les opérations à exécuter, pourtoutes choses en un mot, il n’avait pas mieux réussi que legénéral Moore dans son expédition à l’intérieur de l’Espagne.Aussi revenait-il plus convaincu que jamais qu’il fallait se ré-duire à la défense du Portugal, et ne pénétrer en Espagne que