TALAVERA ET WALCHEREN.
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sayant à l’insubordination, d’autres encore devenant ambi- Août isw.tieux à leur tour, et rêvant la destinée de ses frères I Toute-fois Napoléon ne prit point de parti : il fit mander auprès delui les principaux officiers qui avaient figuré à Oporto, et or-donna d’informer avec la plus grande rigueur contre le capi-taine Argenton, et les complices qu’il pouvait avoir. 11 auto-risa le maréchal Ney à rentrer en France, pour le tirer de lafausse position où on l’avait laissé; il garda le silence enversle maréchal Soult, le laissant plusieurs mois de suite dans lesplus grandes perplexités. Enfin il n’épargna point Joseph,et encore moins son chef d’état-major Jourdan, envers lequelil avait l’habitude d’être injuste. II les blâma l’un et l’autreamèrement d’avoir fait déboucher le maréchal Soult par Pla-sencia et non par Avila, reproche qui n’était pas mérité,comme nous l’avons montré ailleurs. Il les blâma avec plusde raison de n’avoir pas attendu, pour livrer bataille, l’arri-vée du maréchal Soult, puis de n’avoir pas livré la batailleavec ensemble, et de n’avoir pas persisté plus énergiquementdans l’attaque des positions ennemies; en un mot, quand onavait, avec Victor, Sébastiani, Soult, Mortier, Ney, près decent mille hommes, de s’être trouvés avec 45 mille hommescontre 66 mille! reproches tous vrais, dont les dispositionsordonnées de Schœnbrunn sans connaître les faits, étaient enpartie la cause. Ses critiques du reste, pleines de cettejustesse, de cette pénétration supérieures, qui n’appartenaientqu’à lui, ne réparaient rien, et n’avaient que le triste avan-tage de soulager son mécontentement, en désolant son frère.
11 exprima particulièrement beaucoup de colère de ce qu’onlui avait laissé ignorer la perte de l’artillerie de la division,
Levai, et ajouta avec raison que dès qu’il pourrait aller pas-ser un peu de temps en Espagne il en aurait bientôt fini. Il or-donna d’attendre la fin des chaleurs pour reprendre les opé-rations, et surtout la conclusion des négociations d’Àlten-bourg, parce que, la paix signée, il se proposait de renvoyer