TALAVERA ET WALCHEREN.
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de leur but. Il les mit de garde chaque nuit le long des esta- Avril itoy.cades. Il fit déverguer toutes les voiles inutiles pour offrirau feu le moins d’aliment possible, placer à fond de cale tou-tes les matières inflammables, enlever enfin tous les objetsqui pouvaient servir de moyens d’accrochement, car le dan-ger des brûlots est, en tombant sur les vaisseaux qu’ils ren-contrent, d’y rester attachés par ce qui fait saillie dans lamâture ou la coque. Il demanda en outre au port de lloche.-fort beaucoup de matières, qu’on ne put pas lui fournir, parcequ’elles manquent presque toujours après une longue guerrequi n’a pas été heureuse. Quoi qu’il en soit, il fit, avecles ressources dont il disposait, tout ce qu’il put pour semettre à l’abri de la catastrophe, qu’il croyait redoutable,mais qu’il était loin de se figurer aussi terrible qu’elle devaitl’étre.
Dans la nuit du 11 au 12 avril, par un vent très-prononcé Attaquenoctnrnede nord-nord-ouest qui portait sur notre ligne d’embossage, j 1 *"®
et à une heure où la marée poussait dans la même direction, 12 16(a
les Anglais parurent en plusieurs divisions de grands et pe-tits bâtiments, avec l’intention manifeste d’envelopper notreescadre. Une division de frégates et de corvettes se détachaensuite en se dirigeant sur l’estacade. C’étaient les frégateset corvettes qui escortaient les brûlots. Le vice-amiral Trente lira lots
1 du plus grand
Allemand s’attendant, d’après les exemples connus, à cinq ou ér c 1 |(g‘ t i il, 1 " n foi l ®“'six brûlots peut-être, avait donné l’ordre à ses canots d’êtresans cesse en station le long des deux estacades, lorsqu’onvit soudain une ligne enflammée de trente brûlots, lesquelsabandonnés tout à coup par leurs équpiages, continuèrent,entraînés par le vent et le flot, à se diriger sur l’escadre fran-çaise. Jamais pareil spectacle ne s’était vu. Trois de cesaffreuses machines sautèrent près des estacades, et les rom-pirent. Les autres, lançant des artifices de tout genrecomme des volcans en éruption, emportèrent sous l’impul-sion du flot et du vent les restes des estacades, et vinrent