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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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de se consumer, et n’ayant incendié aucun des nôtres. Jus- Juillet îmqu’ici la rage des Anglais n’avait détruit que des richessesanglaises.

Mais la scène n’était pas finie. Nos vaisseaux, comme onvient de le voir, avaient coupé leurs câbles, et étaient alléss’échouer à l’embouchure de la Charente, du fort de Fouras àl’ile d’Ënett. Par malheur quatre d’entre eux, surpris par lamarée descendante, étaient restés attachés aux pointes d’unechaîne de rochers, qu’on appelle les Pâlies, et qui forme l’undes deux côtés de l’embouchure de la Charente. C’étaientle Calcutta, le Tonnerre, l’Aquilon, le Varsovie. Presque

Quatre île nos

tous les capitaines obéissant ü un mouvement spontané, , vaisseaux,

1 A ' échoués sur les

avaient jeté leur poudres à la mer, de peur de l’explosion en 1 ; ,llc *> sont at-cas d’incendie. D’autres avaient été, au milieu de cette cou- A " s, “ r „ it s| l,efusion, privés de leurs embarcations et des matelots qui lesmontaient. Ils n’étaient donc guère en état de se défendre.

Les Anglais exaspérés par le peu d’effet de leurs brûlots, vou-laient, en venant attaquer les quatre bâtiments échoués surles Pâlies, les prendre ou les détruire, et se dédommager ainside l’insuccès de leur atroce combinaison. Le Calcutta, abordépar plusieurs vaisseaux et frégates, canonné dans tous lessens , et ayant à peine l’usage de son artillerie , fut défenduquelques heures, puis abandonnée par le capitaine Lafon, quin’ayant plus que 230 hommes, crut, dans l’impossibilité où ilétait de conserver son navire , devoir sauver son équipage.

Le malheureux ignorait à quelles rigueurs il allait s’exposer!

Le Calcutta ainsi abandonné sauta en Pair quelques instantsaprès. IJ Aquilon et le Varsovie, ne pouvant se défendre,furent obligés d’amener leur pavillon, et brûlés par les An-glais qui y mirent eux-mêmes le feu. Deux nouvelles explo-sions apprirent à l’escadre le sort de ces vaisseaux. Enfin leTonnerre ayant une voie d’eau, se traîna péniblement prèsde l’ile Madame. Le capitaine Clément Laroncière, aprèsavoir jeté à la mer son artillerie , son lest, tout ce dont il put

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