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LIVRE XXXVI.
Juillet 18W. On n’aurait rien vu d’aussi considérable dans aucun siècle,vaste» prepra- s ’j| s atteignaient l’étendue projetée de leurs armements. Maistion d’Anvers. j e t em p S dépensé à préparer cette expédition devait êtreproportionné à sa grandeur. Mise en discussion dès le moisde mars, résolue en avril au moment où Napoléon partait pourl’Autriche, elle n’était pas sous voiles le jour de la bataille deWagram, et point arrivée le jour de celle de Talavera. Lecabinet britannique y voulait consacrer l’armée du généralMoore, qui était une armée éprouvée, et une masse considé-rable de bâtiments de tout échantillon. Mais cette arméeavait besoin d’étre complétée, et fort accrue pour être élevéeà 40 mille hommes: et comme il fallait de plus embarquer ungrand équipage de siège, c’était la somme énorme de centmille tonneaux de transport à réunir. La marine royale enpouvait fournir 25 mille; il restait donc à s’en procurer 7omille, soit en les tirant des arsenaux de l’État, soit en les de-mandant au commerce. Mais déjà beaucoup de bâtimentsavaient été envoyé sur les côtes d’Espagne pour le service desir Arthur Wellesley, et on ne voulait pas lui ôter cet indis-pensable moyen de retraite, un revers étant toujours à pré-voir dans la Péninsule. Il fallait donc se procurer tout entièrel’immense quantité de 75 mille tonneaux de transport, et lapassion du cabinet britannique était telle qu’un instant il avaitsongé à prendre d’autorité, sauf à les payer plus tard, tousles neutres qui étaient sur les bords de la Tamise. On re-nonça à celte ressource pour ne pas apporter ce nouveautrouble aux relations commerciales, et on se contenta d’éleverle fret à un prix exorbitant. Gela fait, on prépara le matériel,on recruta l’armée avec des volontaires choisis parmi les an-ciens miliciens, et de délais en délais on fut conduit de maien juin, de juin en juillet. On était à peine prêt à la fin dece mois II fallait se hâter, car si on n'agissait pas avant quela paix eût été arrachée à l’Autriche, on aurait sur les brasles armées françaises revenues des bords du Danube, et toute