Band 
[Vol. 6.]
Seite
155
JPEG-Download
 

TALAVERA ET WALCHEREN.

155

cavalerie, etc. Dans l’ile de Walcheren notamment, rien n’étaitpréparé pour soutenir un siège. L’ile avait été depuis plusieursannées partagée entre la France et la Hollande. Les Françaisoccupaient la place de Flessingue, à cause de son port et deses feux qui commandaient l’Escaut occidental, et les Hollan-dais avaient gardé le territoire de l’ile, avec la capitaleMiddlebourg, et les petits forts qui dominaient l’Escaut orien-tal. Le général Monnet, brave homme qui s’était distinguédans les guerres de la révolution, se reposait en commandantFlessingue de ses campagnes antérieures. 11 n’avait pourdéfendre l’ile, ni artillerie attelée , ni cavalerie, ni rien de cequi constitue un corps destiné à tenir la campagne; et il n’a-vait pour défendre la place qu’un ramassis de troupes com-posé d’un bataillon irlandais, d’un bataillon colonial, de deuxbataillons de déserteurs prussiens, de quelques centaines deFrançais, le tout s’élevant à trois mille hommes. Le com-mandant hollandais avait à Middlebourg, et dans les ports dela côte, quelques centaines de vétérans. La place de Fles-singue ne présentait pour toute fortification qu’une simplechemise bastionnée, entourée d’un fossé guéable partout. Ellene possédait de fortes batteries que du côté de la mer. Rienn’était donc plus facile que d’enlever 111e de Walcheren et laplace de Flessingue, quand on y débarquait avec 45 millehommes et cinq à six cents voiles.

Dès que les Anglais eurent été aperçus, il fut aisé, en lesvoyant stationner obstinément aux bouches de l’Escaut, dedeviner le but de leur expédition. Le général Monnet, nevoulant pas s’éloigner de Flessingue, se hâta d’envoyer le gé-néral Osten avec douze on quinze cents hommes, c’est-à-direavec la moitié de sa garnison, sur le rivage du nord de l’ile,pour s’opposer de son mieux au débarquement, et avec lereste il se mit à préparer la défense de Flessingue. Oncomposa au général Osten une artillerie de campagne, enprenant dans la place deux pièces de trois et deux de

Juillet 1809.

Faiblesse de laplace deFlessingue.

Le général Os-ten, envoyé avecquinze centshommes au nordde rite de Wal-cheren, pour empêcher ledebarquement.