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[Vol. 6.]
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TALAVERA ET WALCHEREN.

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Bien lui avait pris d’opérer si à propos sa retraite dans le Août 1809 -haut Escaut, car deux jours plus tard les Anglais l’auraient Les Anglais

s’emparent du

tourné, en se plaçant entre Batz et Santvliet, et eussent donné de Batz,

* 7 quand déjà la

ainsi à l’expédition de l’Escaut un premier résultat fort im-portant, celui d’enlever toute une flotte neuve, de l’emmener |,Esc r ®“J r supé 'ou de la détruire. En effet, les troupes de la division Hope,descendues dans les îles du nord et du sud Beveland (voir lacarte n° 51) par les passes du Weere-Gat et du Sloë, avaientmarché le plus vite qu’elles avaient pu, et étaient arrivées le2 août devant le fort de Batz, occupé par une garnison hol-landaise, et le général Bruce, qui avait déjà livré les postesretranchés de l’île de Walcheren. Ce fort garni de trente bou-ches à feu, placées à fleur d’eau, et très-dangereuses pourles bâtiments qui l’auraient attaqué, n’avait pas de grandsmoyens de se défendre contre une attaque venant du côté deterre. Toutefois avec une garnison et un brave commandant,il aurait pu tenir quelques jours. Il avait l’une, et pointl’autre. Le général Bruce ne voulant pas plus à Batz qu’àMiddlebourg résister à outrance dans une petite place sanscasemates, sans blindage, où l’on devait être accablé de feux,et cela pour le compte des Français, évacua le fort dans le-quel les Anglais entrèrent sans coup férir. Dès ce moment, Après la prise

, . . , , 1 ’ du fort de Batz,

iis devinrent maîtres du passage de l’un à l’autre Escaut, et les Anglais veu

7 lent prendre

s’ils s’étaient hâtés d’amener toute leur armée, par le chemin p|essin ê i ; edes lies du sud et du nord Beveland, comme ils l’avaient fait Anvers,pour la division Hope, ils pouvaient en peu de jours arriversous Anvers, qui était une place fermée à la vérité, maisfermée par de vieux ouvrages, à moitié détruits, où se trou-vaient au plus 2 mille hommes sans un canon sur les rem-parts , et où régnait autant de trouble chez les autorités sur-prises par l’apparition de l’ennemi, que de malveillance dansla population flamande par l’origine et les sentiments. Heu-reusement les deux commandants de l’expédition anglaise, sirJohn Strachan et lord Chatham, pensèrent qu’il fallait aupa-TOM. xi. \ \