TALAVERA ET WALCHEREN.
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doute elles ne souffriraient pas qu’une poignée d’Anglais vins- Août J 889 .sent insulter le territoire sacré de l’Empire. Cette lettre quiétait une espèce de proclamation, se ressentait du style décla-matoire de 1792, et avait évidemment pour but d’émouvoirjles esprits. Des circulaires administratives, jointes à la lettredu ministre, indiquaient les moyens d’appeler les hommes,de les lever, de les habiller, de les réunir. Le zèle des préfetsétait mis en demeure d’agir avec la plus grande célérité.
Tandis que ces mesures d’apparat étaient annoncées, les zèle>iuroi loiûsmesures plus modestes et plus efficaces du ministre de la courirau secoursguerre s’exécutaient, mais malheureusement moins vite qu’ilqu’il ne l’aurait fallu. Une extrême confusion régnait à An-vers, où l’on avait à peine quelques centaines d’hommes etd’ouvriers à mettre sur les remparts. Le roi de Hollande,avec un zèle louable, s’y était rendu en toute hâte, amenantavec lui environ 5 mille Hollandais, seules troupes dont il pûtdisposer, et qu’il avait établies entre Berg-op-Zoom et Anvers.
Ce prince, devenu économe pour plaire aux Hollandais, n’a-vait sur pied que ces cinq mille hommes, plus quatre régi-ments en Allemagne, et un ou deux bataillons en Espagne.
Il avait laissé dépérir son armée et sa flotte pour se confor- Esprithostuedes
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mer à l’esprit de ses nouveaux sujets, et en portant ce qu’il et hollandaises,avait au secours de l’Escaut, il exposait la Hollande aux ten-tatives des Anglais. Ce pays, autrefois amical pour la Franceet hostile à l’Angleterre, était complètement changé depuisque l’alliance de la France était devenue pour lui interdictiondes mers. 11 voyait venir les Anglais presque comme deslibérateurs. La Belgique tout entière pensait de même, parles mêmes raisons, et de plus par esprit religieux. Unsuccès des Anglais pouvait très - facilement y déterminerun soulèvement des populations. Le clergé, si influentdans cette contrée, se montrait depuis la rupture avecle Pape, ardent contre la domination française, et saufl’archevêque de Malines, nommé par Napoléon, tous