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LIVRE XXXVI.
Août 1809. s’occupait lui plus sérieusement. Au reçu des lettres de Na-poléon , il avait mandé le prince de Ponte-Corvo, et l’avaitfait partir pour Anvers. Déjà les demi-brigades disponibless’approchaient de l’Escaut; la gendarmerie réunie par lessoins du maréchal Moncey avait fourni deux mille chevaux;l’artillerie détournée des routes de l’Alsace était sur celles deFlandre; et bien qu’avec beaucoup de confusion, les moyensde défense commençaient à s’accumuler sur les points d’aborddégarnis d’Anvers, de la Tête de Flandre, du sas de Gand,de Breskens, de l’ile de Gadzand.
Retard des An- Heureusement les Anglais avaient tiré peu de profit dunation à U fai°re"ie temps écoulé. Ils avaient fini par réunir toutes leurs forces
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singue. de terre et de mer dans l’Escaut oriental. Leur flotte était ré-pandue dans les divers canaux qui séparent l’ile de Walche-ren des îles du nord et du sud Beveland ; leurs troupes sta-tionnaient dans l’ile de Walcheren autour de Flessingue, etdans celle du sud Beveland autour du fort de Batz. Ils necroyaient pas pouvoir marcher en sûreté avant d’avoir ouvertà leur flotte le passage de l’Escaut occidental par la prise deFlessingue, ce qui devait leur permettre d’amener par merleur armée tout entière devant Batz et Santvliet. Grèce àcette détermination, ils avaient employé les premiers joursd’août en travaux d’approche devant Flessingue, et ils avaientconsacré à ces travaux leurs meilleures troupes. Le généralEfforts du gAir- Monnet, qui avait reçu comme on a vu deux mille hommes
rai Monnet pour
d<!fe p!ace Cette d* vers régiments, notamment deux bataillons français, l’undu 48 e , l’autre du 65 e , en avait profité pour disputer le ter-rain mieux qu’on ne l’avait fait dans les premiers jours. Lesnouvelles troupes qu’on lui avait envoyées étaient, quoiquejeunes, pleines d’honneur, et remplissaient mieux leur devoirque le ramassis d’étrangers dont se composait d’abord la gar-nison de Flessingue.
Après avoir perdu 12 ou 1500 hommes, il était vers le 10août entièrement resserré dans la place, et communiquait