T ALA VER A ET WALCHEREN.
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C’est dans ces circonstances que le général Monnet consentità capituler, en signant la reddition de la place le 16 août.Bien qu’il ne faille jamais excuser les capitulations, on doitreconaître qu’ici une plus longue défense était impossible,qu’elle n’eût retardé que d’un jour la reddition, en exposantla garnison et les habitants à toutes les suites d’un assaut.Du reste le général Monnet en retenant l’ennemi dix-sept joursdevant Flessingue, le général Rousseau en empêchant le dé-barquement dans l’île de Cadzand, avaient ruiné l’expéditionbritannique.
Flessingue pris, il fallait immédiatement s’avancer sur An-vers : mais ici l’opération devenait plus délicate et plus pé-rilleuse, puisqu’il s’agissait de marcher en plein territoirefrançais, à travers dévastés inondations, pour aller mettrele siège devant une place considérable, déjà remplie des ren-forts qui lui avaient été envoyés de tous côtés. Le plus simple,si on eût été en ce moment aussi résolu qu’au départ, c’eûtété de débarquer toutes les troupes avec leur matériel dansles îles du nord et du sud Beveland, de traverser ces îles àpied, comme avait fait la division Hope pour aller prendre lefort de Batz, de se porter ainsi tout droit sur Santvliet, sansperdre le temps d’amener au fond des deux Escaut l’innom-brable quantité de vaisseaux, de frégates, de transports qu’onavait avec soi. Une vive contestation s’éleva sur ce sujetentre les deux commandants des armées de terre et de mer,comme il arrive toujours dans les expéditions de ce genre oùconcourent des forces de nature si différentes. L’amiral quivoulait qu’on débarquât sur-le-champ pour se rendre parterre à Batz, faisait valoir la difficulté de conduire à traversles deux Escaut, sous le feu des batteries restées aux Hollan-dais et aux Français, à travers des passes à fond inconnu,une multitude de bâtiments tant de guerre que de transport,s’élevant avec les chaloupes canonnières à douze ou quinzecents, et de se touer pour remonter les courants, ce qui exi-
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Contestation sur-venue le lende-main de la prisede Flessingueentre les deuxcommandants del’expe'dition, surla manière des’approcherd’Anvers.