TALAVERA ET WALCHEREN.
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sûreté de ses propres États. Du reste il avait laissé ses cinq Août 1909mille Hollandais entre Santvliet et Berg-op-Zoom à la dispo-sition du maréchal Bernadotte, qui avait pouvoir de les join-dre à ses troupes.
Le maréchal avait trouvé en arrivant trois demi-brigadesdéjà réunies, plusieurs quatrièmes bataillons tirés de la vingt-quatrième division militaire, un bataillon polonais, trois àquatre mille gardes nationaux d’élite, environ deux mille gen-darmes à cheval, un millier de cavaliers venus des dépôts,plusieurs compagnies d’artillerie, le tout formant vingt etet quelques mille hommes, présents sous les armes, dontdouze ou quinze mille étaient capables de se montrer en ligne,avec vingt-quatre pièces de canon assez mal attelées. Ce mé-lange de troupes eût mal figuré devant l’armée anglaise, sur-tout si elle avait été commandée comme elle l’était en Es-pagne; mais derrière les inondations de l’Escaut et les mu-railles d’Anvers, sous le commandement d’un maréchal ha-bitué à la guerre, et inspirant confiance, il était suffisant pourdéjouer l’attaque qui se préparait. 11 est vrai que la confusiondans Anvers était grande, et que le moment eût été encoreassez favorable, pour un ennemi audacieux, qui Flessinguepris, eût marché sur Anvers, où il aurait pu être rendu le 17,alors que le maréchal à peine arrivé, ne connaissant ni laplace, ni son armée, n’avait pu encore se saisir du comman-dement. Le succès, facile le 1 er août si on ne se fût pas ar-rêté à prendre Flessingue, devenait difficile le 16 après laprise de Flessingue, quand il y avait déjà dans Anvers unrassemblement considérable quoique mal organisé, des mu-nitions et un chef; et il allait chaque jour de difficile devenirimpossible, car, outre que. les forces devaient sans cesseaugmenter, elles allaient s’organiser, ce qui valait mieux en-core que de s’augmenter.
Le maréchal Bernadotte, en effet, se concertant avec deuxhommes de tête, l’amiral Missiessv et le commandant du gé-