T.4LAVERA ET WALCHEREN.
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menté, et une armée dont la renommée grossie par les exa-gérations des Français et par la peur des Anglais, passaitpour être de quarante mille hommes. Ce n’était pas tout : lefléau qui avait ménagé le corps chargé d’attaquer Flessingue,parce que l’activité garantit en général les armées de la fièvre,avait atteint non-seulement les troupes descendues dans lesud Beveland, mais la division qui après avoir fini le siègede Flessingue, se trouvait au repos dans l’ile de Walcheren.L’oisiveté, la mauvaise eau qu’on buvait, et qui était une eaude marais, avaient agi avec d’autant plus de violence que lenombre d’hommes rassemblés était plus grand. Du 16 août,époque de la reddition de Flessingue, au 26, époque de l’ar-rivée des forces navales devant Batz, douze ou quinze millehommes avaient été atteints par la fièvre, et chez beaucoupd’entre eux elle avait pris un caractère pernicieux. Us mou-raient par milliers, et on ne savait où les loger, car il y avaitpeu de ressources dans les îles toujours à demi inondées dela Zélande, et Flessingue n’offrait plus une toiture sous la-quelle on pût abriter des malades. Après avoir laissé quel-ques mille hommes à Flessingue, il ne restait, en défalquantles blessés et les malades, que 24 à 25 mille soldats sur 44mille, à conduire sous Anvers.
Lord Chatham, en voyant cet état de choses, intimidé deplus par ce qu’on racontait des moyens réunis sous la maindu maréchal Bernadotte, réunit un conseil de guerre, le 26août, à Batz, pour délibérer sur la suite à donner à l’expédi-tion. Tous les lieutenants généraux assistaient à ce conseil.Au point où l’on était arrivé, il était bien évident qu’il seraitimpossible de traverser le canal de Berg-op-Zoom, soit à gué,soit dans des embarcations, et de marcher ensuite sur Anverssans s’exposer à un désastre. On devait en effet rencontrersur son chemin des difficultés invincibles, si les Françaisavaient la sagesse de ne pas livrer de bataille, et d’opposerseulement l’obstacle des eaux. On ne pouvait manquer d’étre
Août 1809.
Invasion fou-droyante de lafièvre, et pertesextraordinairesde i’arme'e an-glaise.
Conseil de guerretenu à Batz, onl’on se décide àrenoncer k l’ex-pédition..