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186 LIVRE XXXVI.
Août 1809. arrêté devant cet obstacle, tandis que la fièvre continuant sesravages, réduirait de 24 mille à 20, peut-être à 15, l’arméeagissante. Gomment alors, si on avait échoué devant Anversainsi que tout le présageait, comment ferait-on pour se reti-rer devant les Français, qui se hâteraient de sortir de leursretranchements, et de poursuivre une armée démoraliséepar la fièvre et l’insuccès? C’est tout au plus si on conserve-rait la chance de repasser sain et sauf le canal de Berg-op-Zoom.
Ces raisons étaient excellentes, et si le 1 er août on avaittoute chance de réussir, si le 16 il en restait quelques-unes,le 26 il n’y en avait plus une seule, et on ne pouvait sansfolie poursuivre plus loin le but de l’expédition. Il fallait doncse contenter de la conquête de Flessingue, conquête, il estvrai, qu’on ne conserverait point, qu’on aurait payée de dé-penses énormes, de quinze ou vingt mille malades, et de lahonte de voir réduite au ridicule la plus grande expéditionmaritime du siècle. Mais il n’y avait point à délibérer. Onenvoya sur-le-champ l’avis du conseil de guerre à LondresEn quarante-huit heures un bâtiment pouvait l’y porter, eten rapporter la réponse. Pendant ce temps, on s’occupa derétrograder, et d’embarquer des malades pour les transféreren Angleterre.
tes Anglais ra- Le 2 septembre le cabinet britannique approuva l’avis du
mènent leur ar- ,, , , , ,■»♦„•
mée en Angle- conseil de guerre, et ratifia l’abandon de cette expédition qui
terre, en rembaiv
quant leurs ma- avait coûté tant d’efforts, et promis de si vastes résultats.
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peuvent. L es Anglais commencèrent de nouveau la difficile opérationde traîner le long de l’Escaut douze ou quinze cents bâtimentsde toute forme et de toute grandeur, d’embarquer leurs hom-mes, leurs chevaux, leurs canons. Un grand nombre de bâ-timents mirent à la voile pour les Dunes. Mais on ne pou-vait laisser l’armée où elle se trouvait. Déjà quinze ou dix-huit mille soldats, tombés malades, étaient hors d’état deservir. On les embarqua comme on put, exécutant un va-et-