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[Vol. 6.]
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TALAYERA ET WALCHEREN.

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vient continuel entre l’île de Walcheren et les Dunes. Corame Sept. ta»,on ne voulait pas avouer l’insuccès complet de cette expédi-tion en évacuant immédiatement Flessingue, on résolut d’ylaisser une garnison d’une douzaine de mille hommes, et l’eauqu’on buvait étant la principale cause de la fièvre, on décidaqu’il serait envoyé huit cents tonneaux d’eau par jour, desDunes à Flessingue. Les bâtiments de transport continuèrentdonc ce trajet incessant, apportant de l’eau, ramènent desmalades. Quatre mille avaient déjà péri à Walcheren. Douzemille avaient été transportés en Angleterre où beaucoup mou-raient en arrivant, et la garnison de Flessingue diminuantchaque jour, il fut résolu qu’il n’y resterait que le nombrede troupes strictement nécessaire pour défendre la place. Onse réserva même de l’évacuer définitivement, en faisant sau-ter les ouvrages, si la paix, qui devait être bientôt signée,ramenait les années françaises du Danube sur l’Escaut.

Quand les Français s’aperçurent du mouvement rétrogradedes Anglais (et ils ne furent pas long-temps à s’en apercevoir),la joie éclata bientôt parmi eux; les railleries suivirent la joie,et Anvers présenta le spectacle tumultueux de vainqueursenivrés d’une victoire qui leur avait peu coûté. Le succèsobtenu était dû exclusivement à la ferme attitude du généralRousseau qui avait préservé l’île de Cadzand, à la résistancedu général Monnet qui avait fait perdre aux Anglais un tempsprécieux, enfin au sang-froid de l’amiral Missiessy qui avaitsauvé la flotte par l’habiles manœuvres. Néanmoins le maré- „ Le maréchal

1 Bernadotte pu-

chai Bernadotte, toujours prompt à se louer lui-même, adressa dre du jour pôifiun nouvel ordre du jour à ses troupes pour s’applaudir du sùcc? l s iU obtenu tt .triomphe qu’elles venaient de remporter sur les Anglais, ordredu jour qui ne devait pas mieux réussir à Schœnbrunn que ce- .lui qu’il avait adressé aux Saxons après la bataille de Wagram.

C’était le cas maintenant d’arrêter la levée des gardes na-tionales , qui remplissaient d’agitation le pays de Lille à Gand,de Gand à Anvers, qui exhalaient en partant un mécontente-