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LIVRE XXXVI.
Sept. 1809.
Persistance duministreFouchéàlever des gardesnationales quanddéjà lepérils’estéloigné.
Joie et orgueil deNapoléon en ap-prenant le résul-tat de l’expédi-tion de Wafche-ren.
Mesures de Na-poléon pour con-server sur piedl’armée réuniedans la Flandre.
ment fâcheux, qui en marchant désertaient pour la plupart,et qui arrivées se montraient aussi bruyantes qu’indiscipli-nées. C’était l’avis du général Clarke, mais le ministre Fou-ché, qui avait eu l’approbation de l’Empereur pour la pre-mière levée, qui trouvait dans les revues de Paris, dans lemouvement général imprimé aux populations, une occasionde se faire valoir, continua ces lévées, et les étendit à tout lelittoral de l’Empire, même jusqu’à Toulon et à Gênes, sousprétexte que les Anglais, obligés de quitter la Zélande, étaientbien capables d’aller se venger en Guyenne, en Provence, enPiémont, de leur désastre en Flandre.
Tout cela fut mandé à Napoléon dès les premiers jours deseptembre. Il en conçut une grande joie mêlée de beaucoupd’orgueil, car il attribuait ce succès à soo heureuse étoile.Ayant vu cette étoile près de pâlir deux ou trois fois depuisles affaires d’Espagne, il crut la voir en ce moment brillerd’un nouvel éclat. »C’est, écrivait-il, une suite du bonheurattaché aux circonstances actuelles, que cette expédition, quiréduit à rien le plus grand effort de l’Angleterre, et nous pro-cure une armée de 80 mille hommes, que nous n’aurions paspu nous procurer autrement. » — Il voulut que l’on continuâtà organiser l’armée du Nord, à réunir cinq légions de gardesnationales, sous cinq sénateurs, en réduisant leur effectif àtout ce qui était jeune, vigoureux, disposé à servir; que l’onachevât d’atteler l’artillerie, afin de chasser les Anglais deFlessingue s’ils tentaient d’y rester, ou de se reporter versl’Allemagne si les hostilités reprenaient avec l’Autriche. EnfinNapoléon, mécontent de nouveau du maréchal Bernadotte, deson goût à se vanter après les opérations les plus simples, levoyant avec défiance à la tête d’une armée composée d’anciensofficiers républicains et de gardes nationales, le fit remercierpar le ministre Clarke de ses services, et ordonna au maré-chal Bessières de prendre le commandement général de l’ar-mée du Nord.