j 2 'ASTRONOMIE, LIV. I.
observations nous a conduits à distinguer déjà trois grands cercles ,appellés Y horizon, Y équateur et le méridien. Nous avons parlé engénéral des petits cercles , appellés parallèles à l’équateur ; nousparlerons des autres successivement.
Ti 'ouver la hauteur du pôle par le moyen des étoiles cir-
conpolaires.
3i. La disposition des trois grands cercles de la sphere , l’équa-teur , 1’horiz.on et le méridien, doit former désormais la base detoutes nos observations et de toute notre astronomie sphérique (1) ;c’est à eux que nous rapporterons les astres pour en déterminer lasituation et les mouvemens. Ainsi la première chose que nous devonsfaire, est de connoître leur situation réciproque, de savoir commentl’équateur est placé par rapport à notre horizon ; comment le pôle«st élevé du côté du nord ; combien l’équateur est élevé du côté duanidi.
3a. Puisque l’équateur n’est autre chose que le cercle sur lequel«e fait le mouvement diurne, c’est ce mouvement qui doit déterminerl’équateur; et puisque ce mouvement se fait autour des pôles P etIl (fig. 3), il servira aussi à les reconnoître. Si l’étoile polaire , dontnous avons parlé (5), étoit précisément et exactement située au pôledu monde, en sorte qu’elle pût en être la marque sûre et perma-nente , il suftiroit d’en mesurer la hauteur (23), et l’on auroit la hau-teur du pôle ; mais cette étoile en est à deux degrés. Il est vrai qu’ona peine à distinguer si elle a changé de place, quand on ne la regardequ’à la vue simple , et sans avoir devant les yeux quelque terme fixeauquel on puisse la comparer; néanmoins, avec des instrumens etune attention suivie, on reconnoît qu’elle décrit aussi bien que lesautres étoiles un petit cercle autour du pôle : mais si l’étoile polairene marque pas immédiatement le point du ciel où est le pôle, dumoins le milieu du cercle qu’elle décrit chaque jour en doit donnerla plus sûre indication.
33. L’éLoile A décrivant autour du pôle P un cercle AB, si cetteétoile est à deux degrés du pôle, l’arc AP sera de deux degrés aussibien que l’arc PB, et l’arc entier APB, qui marque la largeur duparallèle, sera de 4 0 ; ainsi l’étoile étant au méridien en A, dans lapartie supérieure de son parallèle, aura une hauteur AH au-dessus
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(a) On entend par astronomie sphé- rens de la sphere, sans s’occuper desrique, celle qui traite des mouvemens distances et des grandeurs réelles,célestes par rapport aux cercles appa-