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Tome premier.
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] j ASTRONOMIE, LIV.I.

à mesure que le pôle s’abaisse d’un côté, l’équateur s’élève de l’autre,et précisément de la même quantité ; donc ce qui manque d’un côtéaux 90° se retrouve de l’autre. De-là il suit que la hauteur de l’équa-teur est égale à la distance du pôle au zénit, c’est-à-dire à PZ; carZII est de 90°, puisque du zénit à l’horizon il y a nécessairement unquart-de-cercle ; ainsi HP est le complément de P Z : mais nousvenons de voir dans l’article précédent, que HP est le complémentde EO; donc PZ, est égal à EO, c’est-à-dire que la distance du pôleau zénit est égale à la hauteur de l’équateur.

37. Il est évident, par la même raison, que la distance ZE duzénit à l’équateur est égale à la hauteur du pôle PH; car Z H et PEsont chacun de 90° : si vous en retranchez la partie commune PZ, ilrestera deux arcs égaux PH et ZE.

On peut considérer aussi que Z F, et EO font ensemble 90°. MaisEO est aussi le complément de PH ( 35 ) ; donc ZE est égal à PH.

DE LA GRANDEUR DE LA TERRE.

38 . L’observation de la hauteur du pôle et de la hauteur del’équateur, ou, si l’on veut de la hauteur méridienne du soleil endifférons pays , fut la première chose qui dut apprendre aux hom-mes que la terre étoit ronde. Ce fut d’abord par l’ombre des corpsterrestres que l’on détermina les différences de hauteurs du pôle ;plus on avançoit vers le nord , plus le soleil paroissoit bas à midi, etplus ces ombres mesurées le même jour (par exemple le jour de laplus grande hauteur du soleil en été) se I louvoient longues ; ce quiprouvoit que la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon étoit deve-nue plus petite, et que l’observateur situé vers le nord n’étoit passur le même plan que l’observateur situé vers le midi, puisqu’alorsils auroient eu l’un et l’autre des ombres égales, le soleil étant fortéloigné; on dut en conclure que la terre étoit arrondie.

39. L’ombre de la terre dans les éclipses de lune paraît toujoursronde ; les vaisseaux, vus de loin en pleine mer, disparaissent pardegrés, on les voit descendre et se perdre peu-à-peu par la courburede la surface des eaux. T elles furen t les marques auxquelles les anciensphilosophes reconnurent la courbure et la rondeur de la terre (a) .

(a) Cependant I.actance disserte fortau long pour prouver qu’il ne peut pasy avoir des antipodes, parcequ’ils au-roient la tête en bas , Institutionumdivinarum, lib, 3 , cap. 24. 11 traite defolie et d’impiété l’iclée de la rondeur

de la terre, et dit que le contraire estassez prouvé par les physiciens et parles écrivains sacrés. On a peine à con-cevoir une pareille ignorance dans l’in»stituteur du fils de Constantin.