OUVRAGES DE PTOL^M^E. 1 1 9
Ptolémée l’astronome ( Geographia reformata, pas;. 278 ). Elle pa-rut en latin à Strasbourg en i 525, traduite par Bilibaldas Pirnhei-merus, avec les notes de Regiomontanus ; à Ilasle en ï 553 , en grec;à Cologne en 1597 , en latin , avec le commentaire de J. A.Maginus;en i5p4 avec des cartes de Gérard Mercator ; elle fut imprimée en«rec, et latin, en i6o5eten 1618, par les soins de Gérard Mercatoret de P. Pontanus. Ptolémée cite beaucoup Marin de Tyr, commele plus habile des géographes qui l’avoient précédé.
D42. Nous avons encore un ouvrage de Ptolémée sur les Appa-rences des étoiles fixes et les Significations; il parut à Urbin en 1 5 q 2,traduit par Frider. Bonaventuri. Le traducteur y ajouta une apologiepour Théophraste , dans laquelle il disserta amplement sur le leveret le coucher d’Orion et des autres étoiles, en expliquant plusieurspassages des anciens poètes, médecins ou philosophes, tels qu’Ho-mere, Hippocrate, Hésiode, Aristote, Aratus, Hipparque, Galien,Théophraste, Alexandre et Virgile.
Nous parlerons (1604) des Apparences, qui sont les levers etcouchers héliaques , cosmiques , acronyques ( 1607) des différentesétoiles. A l’égard des Significations, il nous suffit de dire que cesont les pluies, les vents et autres variations de l’almosphere , queles anciens attribuoient aux apparitions de différentes étoiles, sinoncomme causes, du moins comme signes concomitans, mais auxquelson n’a depuis long-temps aucune confiance.
343. On attribue à Ptolémée un livre appellé Liber cjnadripartitus,sur les prédictions astrologiques ; mais la plupart des critiques le ju-gent indigne du savoir et de la réputation de 1 auteur ; d’autant plusque, dans son Ahnageste, on ne voit rien qui approche de ces sortesde rêveries.
, Il y a encore quelques ouvrages de Ptolémée, intitulés : Planisphc-rium; de Analcnimate ; de Hypothesibus Planetarum ; Recensio Chro-nologica Regum ; Harmonicorum libri très; de judicandi facilita te:mais les astronomes 11’en font aucun usage.
344. On est persuadé que Ptolémée n’étoit point observa-teur , qu’il a tiré d’Hipparque et des autres qui l’ont précédé , toutce qu’il y a de bon dans son ouvrage : j’en ai rassemblé quelquesindices dans les Mémoires de l’Académie pour 1 y 5 j , p. 420 {Voyezaussi l’Astron. Philol. p. i 52; les Instit. Astron. de M. le Mon -nier, p. xxvtu; hs Elém. d’Astr. de Cassini, p. 196 et 467). Maiscela n’einpêche pas que son ouvrage ne soit précieux , puisquec’est le seul monument qui nous soit resté de l’histoire de l’astrono-mie et des anciennes observations. D’ailleurs on peut dire que cet