278 ASTRONOMIE, L I V. III.
Suivant la position de l’équateur solaire, les plus grandes largeursapparentes de la lumière zodiacale doivent avoir lieu lorsque la terreest située à‘90 0 des nœuds de l’équateur, ou à 5 S 18 0 et u‘ i8°delongitude (8278) , parcequ alors le cercle équatorial du soleil doitparaître plus large à l’œil, qui est élevé: de 7°^ sur le plan de ce cer-cle : cela est encore vérifié par les observations de la lumière zodia-cale ( Mairan, p. 225 ).
848. Le célébré Euler , dans les recherches qu’il a faites à cesujet, trouve aussi que l'atmosphère du soleil doit être très aplatievers les pôles, et fort étendue autour de l’équateur du soleil, commeCassini et Mairan représentent la lumière zodiacale , et il trouvefort vraisemblable que cette lumière soit en effet l’atmosphere dusoleil, aplatie par son mouvement de rotation ( Mé/n . de Berlin,
1746)-
La lumière zodiacale a une augmentation de densité en appro-chant du soleil, et cela répond assez bien à l’état où doit être l’at-mosphere du soleil. Quand cette lumière commence à paraître lematin, ce n’est d’abord qu’une lueur blanchâtre presque impercep-tible, fort semblable à la voie lactée; une clarté mal terminée, quise confond avec celle du crépuscule naissant, peu élevée sur l’hori-zon , et dont l’extrémité affaiblie par gradation forme une espece depointe ou de sommet; elle monte ensuite peu-à-peu; elle devientplus visible, plus grande; elle arrive à un point de grandeur et declarté, qu’on peut appeller son maximum, après lequel elle dimi-nue par l’éclat d’un plus fort crépuscule. Cette augmentation de• lumière , à mesure qu’elle s’élève , prouve qu’elle est plus densedans sa partie la plus proche du soleil; ce qui est en général une pro-priété des atmosphères pesantes. Tout ce qui concerne la lumièrezodiacale, l’atmosphere du soleil et l’observation des aurores boréa-les , est discuté au long dans le Traité physique et historique de l’Au-rore Boréale, par M. de Mairan, 1781 , 17 54 -
849. Les aurores boréales, qui font le sujet principal de cetouvrage de Mairan , sont un phénomène lumineux , ainsi nommépareequ’il a coutume de paraître du côté du nord ou de la partieboréale du ciel, et nue sa lumière, lorsqu’elle est proche de l’hori-zon , ressemble à celle du point du jour ou à l’aurore.
Il en parut une singulière le 19 octobre 172 6 , sur laquelle Mairandonna un Mémoire à l’Académie ; elle fut suivie de plusieurs autres ,qui le portèrent à rechercher la cause de ces phénomènes, et il crutl'avoir trouvée dans la lumière zodiacale, ou l’atinosphere du soleil,qui venant à rencontrer les parties supérieures de notre air, y tombe