DES AURORES BOREALES» 279
par sa pesanteur. Mais les aurores boréales ont un rapport manifesteavec F électricité , comme M. Franklin l’a fait voir le premier. M.Canton le soupçonnoit aussi en 1753 {Philos. Trans. t. 48, part. 1 , p.357). Le P. Beccaria, clans le même temps, s’occupoit à prouver queles aurores boréales étoientun phénomène électrique. M. Wilcxe adonné en 1778 un ouvrage suédois sur le même sujet; M. Fran-Klin a lu à l’Académie en 1779 , sur cette matière, un Mémoire trèssatisfaisant {Journal de Physique, juin 1779). Cependant M. vanSwinden, célébré physicien hollandois, a donné en 1784 un ouvrageconsidérable sur l’électricité et l'aimant, où il admet le sentimentde Mairan, et rejette l’analogie de l’électricité avec le magnétisme;mais M. de Buft'on l’a établie, ce me semble, d’une maniéré suffi*santé, dans son traité de l’aimant, en 1788. Voyez aussi l’ouvrage deM. AEpinus , Tentamen theoriae Electricitatis et Magnetismi, Petro-poli, 1760, in-4 0 , dont M. Haüy a donné une traduction éclaircie etaugmentée en 1787.
Les aurores boréales font varier sensiblement la direction de l’ai-guille aimantée; elles électrisent des pointes isolées, placées dansde grands tubes de verre; on assure même avoir entendu un pétil-lement dans les aurores boréales , semblable à celui des étincellesélectriques. Elles déclinent du nord à l’ouest, ainsi que l’aiguilleaimantée. 11 paroît que la matière électrique se porte vers le nord,et quelle sort par les pôles de la terre, vers les parties sur-tout où ily a le plus de minéraux ; aussi les aurores boréales sont presquecontinuelles dans les régions septentrionales (Maupertuis , Figurede la terre).
Nous n’avons présenté dans ce III e livre que la connoissance laplus simple des constellations et des étoiles fixes; le détail de leursinouvemens, soit réels, soit apparens, se trouvera dans les livres IV%XVI e et XVII e , à-peu-près dans l’ordre des temps où l’on s’en estoccupé, ou de la difficulté qu’on trouve dans ces recherches.