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Tome premier.
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MOUVEMENT DU SOLEIL. 2$5

que nous avons détaillée ( 853 ), dut servir à reconnoître ces inéga-lités aussitôt qu’on eut observé avec soin la durée de leurs révolu-tions, et qu’on eut essayé d'y comparer des observations intermé-diaires : mais avant le temps d’Hipparque on n’avoit que très peuobservé les planètes, et l’on ne connoissoit qu’à-peu-près la duréede leurs révolutions, si ce n’est pour le soleil et la lune qui étoientles seuls astres qu’on eût examinés avec soin •, aussi ce furent les pre-miers astres dont l’inégalité ou l’équation fut reconnue.

Les disciples de Pythagore furent les premiers qui pour les expli-quer imaginèrent des cercles excentriques, suivant Nicomaque, aurapport de Simplicius ( Comm . II, de Cœlo, cité par Riccioli, Alm.n. II, 277). Nous en parlerons après avoir dit un mot de la maniérédont Ptolémée s’assura de l’inégalité du soleil par une autre especed’observation.

861. Ptolémée, ou ses prédécesseurs à Alexandrie, avoient ob-servé par préférence le temps où le soleil étoit à sa plus grande hau-teur et à son plus grand abaissement, c’est-à-dire dans les solsùces(68), et le temps cm il étoit à égale distance de ces deux points là,c’est-à-dire dans les équinoxes (66) : les observations des équinoxesse faisoient avec des armilles ou de grands cercles de métal , quiétoient dans le plan de l’équateur. Lorsque l’ombre de la partiesupérieure d’un de ces équateurs artificiels toinboit exactement surla partie inférieure du cercle, on étoit assuré que le soleil étoit dansle plan de ce cercle, c’est-à-dire dans l’équateur: alors on voyoitlesoleil s’élever sur l’horizon, sans que l’ombre du cercle cessât d’êtrerenfermée dans son plan , et l’on jugeoit le soleil dans l’équateur{Ptoi. Al/nag. III, £).

862. A l’égard des solstices, on les observoitpar le moyen d’ungnomon, ou d’un style vertical quelconque (72); l’ombre la plusgrande et l’ombre la plus petite marquoient les temps des solstices.L’ombre qui répondoit à une hauteur moyenne entre la plus grandeet la plus petite, c’est-à-dire à la hauteur de l’équateur, marquoitaussi le temps des équinoxes. Ayant ainsi observé long-temps leséquinoxes et les solstices, on vit qu’ils n’étoient point disposés entreeux à des intervalles de temps égaux, quoiqu’ils fussent à 90° les unsdes autres , pareequ’on voyoit bien que l’écliptique et l’équateurétoient de grands cercles - T or, les grands cercles se coupent en deuxparties égales, et les points de leur plus grand écartement sont à 90°des point d’intersection. Il fallut donc chercher des hypothèses pourexpliquer cette inégalité , ou cette différence des temps pour desarcs égaux.